•LUNDIS SOCIALISTES ·343 Les avantages résultant de pareilles mesures permettraient de parer aux charges nouvelles, et tous auraient le pain et l'abri dans la société acheminée vers de plus complètes justices. XXXIII. - LE MINISTÈRE DU TRAVAIL. Nécessité de cette i11stit11tio11·é1c/a111piear les socialistes depuis 1840. - Historiq!te. - Les premières tâches d11tJrfi11istèrde11'Travail. En affirmant dans le précédent chapitre que dans la société actuelle, le droit à l'existence doit avoir pour substratum, le droit au travail, nous étions, pensons-nous, dans la vérité. En effet, dans la cité antique on prenait au-dessous des citoyens toute une population a esclaves, exploités sans merci ; le droit à l'existence pour la minorité libre, pouvait être garanti par de simples procédés d'assistance sociale. li en va autrement dans notre société moderne, où il s'agit de stipuler pour tous les êtres humains. Ici le droit à l'existence entraine de soi le droit au travail qui en est la <lignification en même temps que le principal moyen. Les sodalistes l'ont toujours entendu de la sorte, en indiquant pour premier but social à atteindre la garantie d'un minimum de suffisante vie pour tous. Fourier se hâte de proclamer Je droit au travail lepremier des droits natuels, et il ajoute que si ce droit primordial n'est pas tout d'abord consacré, tous les autres droits reconnus par les constitutions sont sans effet. Pour Victor Coosiderant le droit au travail pouvait seul légitimer le droit de propriété, et dans un esprit de modération que nous ne saurions admettre Proudhon disait : {< Accordez-moi Je droit au travail et je vous accorde le droit à la propriété. Ce serait sacrifier le droit d'aî11esse pour un plat de lentille. Lours Blanc a eu un sens pl11sjuste des possibilités et des réper.., eussions économiques, quand il a démontré que Je droit au travail donnant lieu à l'organisation d'un service public comme ceux de la monnaie des postes et des télégraphes, des routes. Ces services sont faits soit par la régie directe de· l'Etat, soit par des compagnies concessionnaires sous le cont_rôle de l'Etat. M. Vagner se prononce nettement pour la première méthode. « Selon lui, l'Etat pris comme l'intermédiaire des citoyens entre eux est tout désigné pour monopoliser les assurances. Seul il peut donner une sécurité absolue et conserver à l'institution son caractère philanthropique en protégeant le faible par une complète égalisation des risques.» (Nouveau Dictionnaire d'Economie politique),
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