288 LA REVUE SOCIALISTE lA T~~~Rrn DElAVArnEUTRDELAPlU~-VAlU[ DR MARX E'r LESl~CONOMISTES BOURGEOIS Des économistes officiels, pour mériter leurs gages, en faisant semblant d'être utiles à quelque chose, ont cru devoir attaquer le Capital, je ne clis pas critiquer, ils en étaient incapables. Afin de Hefaciliter la tàche et de prédisposer en leur faveur le Philistin, 1·outinier et ennemi né de toute idée nouvelle, ils ont posé, comme démontré, que les théories de Marx ne se rattachaient pas à celles cle Resprédécesseurs dans la science économique. Il est vrai que Marx fut un analyste et un généralisateur d'une extraordinaire puisR::tnceet qu'on ne peut placer à côté de lui aucun autre économiste, mais il n'a jamais prétendu avoir inventé de toutes pièces une science nouvelle : il a, au contraire, commencé par se nourrir de la littérature économique de tous les pays et de toutes les époques et il a pris un soin extrême de citer les opinions des écriYains c1ui lui avaient tracé la voie. Puisque pour la commodité de la polémique anti-socialiste, les économistes officiels suppriment les économistes, il est du devoir des socialistes marxistes de les rappeler et de montrer que les idées que l'on traite d'erreurs abominables et d'hérésies penclables chez Marx, ont eu cours dans la science économique, jusqu\1 ce qu'il en eut déduit toutes les conséquences et qu'il les eut employées pour édifier les théories du socialisme scientifique.- Je citerai clans cet article principalement les opinions de Adam Smith et de Ricardo, qui sont considérés comme des maîtres de la Science économique et celles de J.-B. Say, qui lui aussi fut un maître, mais un maître de ce que Marx, appelait l'économie vulgaire. Les Beaulieu et Cie verront qu'un esprit de leur taille pouvait s'élever jusqu'à répéter, il est vrai mal, certaines vérités découverte>s par Smith et Ricardo.
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