266 LA REVUE SOCIALISTE Il fallait donc aviser, car le principal coupable n'est autre que l'exdirecteur du service pénitentiaire, M. Herbette, qui a osé dire que ce qui se passait à la Fouilleuse, se passe dans toutes les maisons de correction. Et la calomnie, (nous voulons croire que c'est une calomnie, n'a pas été relevée). Non seulement l'odieux tortionnaire n'a pas été inquiété, mais il a été bombardé membre du Conseil d'Etat; quant à sa principale complice, cette femme Hubert, elle n'a pas été seulement inquiétée. Pour avoir un semblant de procès on a pris deux surveillantes les femmes Pujo et Ruinard que le procureur de la République M. Chrétien à fort ménagées,en couvrant de fleurs le Conseiller d'Etat Herbette et sa digne protégée. Le tribunal de Versailles a jugé dans le même esprit : le fondateur et la directrice de la Fouilleuse ont été fort loués et les deux surveillantes ont été condamnées à quinze jours de prison, avec bénéfrce de la loi Bérenger, c'est-à-dire acquittées. Nous laissons à nos lecteurs le soin de commenter tous ces faits ; il s'en passe de pires que nous ne relèverons pas pour cette fois, car la tristesse nous fait tomber la plume des mains; mais en nous fortifiant dans notre foi socialiste. La société, prétendue civilisée, ou de telles choses se passent doit faire place à une plus humaine et plus juste ordonnation des choses: c'est le but de nos efforts, et c'est notre espérance et notre consolation. B. MALON.
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