La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

LE PEUPLE SOUVERAIN 249 LE PEU.PLESOUVERAIN Les patrons de Fourmies avaient prive1111les 011vriers,par des pancartes ajjichies da11s les ateliers, qu"i/sseraient re11vo;,ésimmidiatemmt, si leurs noms figuraient sur la liste des ca11didatsocialistes. (Nouvelles ilectorales). '13as les pattes, lion ! ÇPeufle, trève à la lutte ! ÇP[usde sang sur tes beaux lauriers ! Le bulletin rnffit à qui rêve la cbute 'Des privilèges meurtriers. La révolte en baiUons, hurlant de porte en porte, .Avec son chiffon rouge au poing, Cela se comprenait, la justice était morte; .Au temps où tu ne votais point. Décrocber les fusils, ébaucber en épée Un acier que la rouille mord ; Ecrire avec ton sang ta lugubre épopée. élvfourir en fécondant ta mort : Tu n'avais que ce droit sinistre, quand le rêve Etoilait ton crâne embrumé. Tel un vaincu parfois garde un tronçon de glaive, Même aprés qu'on l'a désarmé ! La baute barricade, effrayante d'bistoire, Dominant les cœurs et les fronts, Jetait une fumée orageuse, où la Gloire Emboucbait ses vagues clairons ; Tu ('v dressais pieds nus, bras nus, torse nu, l'âme Toute vibrante de réveil, Avec le grondement du fauve qui réclame Sa part d'espace et de soleil. Tu tenais à ton droit comme au pain de ta boucbe, Comme la gerbe à l'épi b{ond ;

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