La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

248 LA REVUE SOCIALISTE moyen-~ge. Il 1·enait maintenant par le Socialisme et amènera une foi nouvelle, une interprètation nouvelle - une union des rdigions ùans ur.e synthèse supérieure. 11. .:'fous aurons alors une Nouvelte Morale, une loi: « Vis libremenl pour loi-même et pour les autres, çommeparties integ1·atesde l'eternelle Ilunianité ». Elle sera l'alliance, les deux Lypes de la morale payenne et de la morale chrétienne. Elle sera faite de véracite, justifiant l'égoïsme en le moralisant; mciis son action d01ninante sera de développer l'Altruism,e et l'espril de sacrifice en les rendant rationnels. ~fais nous ne pouvons pas, maintenant mener une vie morale. De là, la necessité d'un changement social, et ce changement est i11iminent. lII. La société actuelle intervertit nos relations sociales. Elle exalte les b-aitements. les bene(lces, la propriété au lieu de la fonction. Le socialisme exallera ce qui doil être exalté. Nous serons vortes à faire ce que nous devo,is fail'e. li abolira le<< mal social >> et le mal plus grand encore des mariages mercantiles, disciplinera notre jeunesse indisciplinée en prolongeant la période de l'enfanr,e, régénérera les Al'ls et rendra l"homme libre. L'idéal nouveau sera une Union de l'idéal c1ncien el de 11déal chrétiw, Voici l'importante conclusion: Un millier d'hommes uni<. par le lien de l'amour pour un même Idéal social p,·ogressi(, peuvent réveiller notre peuple de sa vie instinctive, mdifférenle et quasi-animale et le lancer dans les voies fécondes de la régénéra lion morale et des renova Lions sociales. •

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