238 LA REVUE SOCIALISTE -trielles, les déco:.ircrtes scientifiques; c'est le lent mais prodigieux déreloppement de la pensée, c'est l'intelligence, le génie de l'hnmanité. Le problème ainsi étudié sous tontes ses faces n'en serait pas moins resté insoluble sans les fortes et les fécondes études des socialistes de nos jours. 'ous leur deYons de sa1•oir que le monde actuel est le fruit des forces incessantes et cornbinées de la vie matérielle, de la Yie intellectuelle et de , la 1·ie morale. Yous êtes à leur tète! C'est à vous que revient l'honneur d'arnir entrepris CP. noble combat de la pensée qui fera l'union parmi nous et qui nous préparera le terrain d'études sur lequel nous derons édifier la coneeption d'un idéal socialiste, la seule que la justice et la science permettent d'avoir. Un aussi grand résultat, cher directeur et chers collègues, sera eompté par la philosophie sociale au rang de ses mer1·eilleuses conquêtes. Pour les socialistes c'est le point Yers lequel ils Yiendront tous .s'orienter avant de pal'tir pour la recherche du nou,·eau monde, et arec plus de certitude que n'en ·al'ait Christophe-Colomb faisant l'oile vers l'Amél'ique; car enfin, que manque-t-il pour l'avènement définitif du .socialisme. [ne seule chose dont toutes les puissances du monde ne peuvent retarder l'arriYée. li faut qu'un certain temps (que personne ne peut préciser mathématiquement) s'écoule. C'est le temps nécessaire à la diffu- .sion de nos idées, dont les plus gl'an<ls propagateurs sont nos adversaires, messieurs les capitalistes; c'est le temps indispensable an complet délahrement des maul'aises institutions de notre société. En attendant, nous pourrons suffis:imment, chacun dans notre !>pécialité, achel'er de rassembler les matériaux et de construire la portion de l'édifice qui doit faire partie du temple philosophique sous la coupole duquel le;: peuples n'auront plus besoin de la croyance at: ?nradis et à l'Enfor ni de celle d'un être supérieur quelconque pour raquer tant à leurs tral'aux quotidiens qu'à la préparation de leurs destinées collectirns. C'est en communion de ces idées que nos amis républicains et socialistes de ~ice, de Cannes, de Grasse, de Vallauris et du Cannet me chargent de mus enYoyer leurs chaleureuses ;:ympathies. Particulièrement pour les cercles Oberdanck et J;fa.::.::ini de ~ice, et pour le groupe Felice Orsini de Cannes. Joannès SAGNOL. A M. Rodolphe Simon el. aux intervenants au banquet de la '' Rente Socialiste'' Cher Ami et Citoyen, l\lilan, 14 juillet 1892. :Merci de rntre bon soul'enir ! i\ferci de votre pensée internationale! Le 23 prochain je serai en Cour d'Assises, accusé pour crime d'organisation oul'rière. On me soupçonne d'être un Y.ai et rÏl'ant socialiste - -ce dont j'ai terriblement à rougir, ainsi quc vous comprenez. J'ai donc, hélas! un bon motif - quoique ce soit 11n motif très .méchant - pour n'ètre pas pcrsoncllemct parmi vous, ce jour-là. ,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==