LE QUATRIÈME BANQUET DE LA (( REVUE >> 22\1 Reims, 21 juillet 1892. Mon cher Confrère, C'est avec le plus grand plaisir que je me serais joint à vous pom· lever mon vene à la santé du puissant semeur de l'idée socialiste, à Benoit Malon. ·l\Ialheureusement, nous sommes en pleine période électoral~, et je ne puis n1'absenter à l'heure où nous tentons un suprême effo1-t pour enleve1· à l'opportunisme ses derniers retranchements. Mais je serai de cœur ave1: vous, et à l'instant où vous porterez la santé •du citoyen Malon, je me transporterai par la pensée au milieu des amis qui l'entoureront, et je m'associerai à leurs souhaits. Au nom ,Je la 1·édaction de l' Eclaireur cle l'Est, buvez, cit0yen Simon, à .l'auteur du Socialisme Intégral, à mon éminent collabora~eur. Fratemellement à vous. Ch. FouLo:-.. Rédacteur en chef de !'Eclair. Mon cher Ami, Montluc;on, le 22 juillet 1892. Veuille bien dire à nos collaborateurs et à tous les amis de la Re-;ue mon reg1·et de n'être pas des vôtres demain soit·. J'aurais été heureux de -constater l'accroissement continu de la grande famille intellectuelle que tu as su former et dont les efforts peu à peu convergents manifosteront le socialisme intégral dans toutes les branches de l'activité humaine et feront de l'Idée non la doctrine d'un parti mais celle de l'humanité en marche vers le .mieux. Affectueusement à toi et à tous. Eugéne FouRNIERE. Rédacteur en chef du Petit Montluçonnais. Milan, 28 juillet 1892. Mon cher Rodolphe Simon, J'envoie mon cordial salut au fraternel banquet de la Revue Socialiste et au directeur de la Revue même, Benoît Malon, anquel je me sens. doublement uni, par la communauté dei, sentiments et d'idées et par d'agréables -souvenirs personnels. Je suis entièrement avec vous, parce que comme vous, j'interprète le .socialisme dans un sens large, intégral, humain. Le socialisme, saura s'élever de nou\'eau majestueux, au-dessus de telle ou telle école et les fondre dans son haut et lumineux idéalisme humain et alors .il vivra éclait-ant une civilisation supérieure. Sinon, il se trainera misérablement comme une secte, et comme une secte il s'éteindra sans gloire. A l'œuvre I au-delà de la frontière française vous trouvez des échos fidèles, :sincères, com·aincus. Parmi ceux-ci - pour quelque peu qu'il puisse valoir - Je mien. Salut, dévouement et solidarité. Votre compagnon, O. G:-.occH1V1AN1. Rome, 20 juillet 1892. Chers Compagnons de lutte et d'espérance, Au nom de la solidarité inte:-national~, je m'associe à vous fraternellement. Le socia'lisrne a lait en France de grand~ progrès du Congrès de Lyon
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