228 LA REVUE SOCIALISTE politique va s'ouvrir pour la Belgique. Sans doute elle est petite et parait pell' puissante. Ne vous y fiez pas I Sa pensée est si forte aujourd'hui ! et l'exemple aussi t Avec le suffrage universel dont la Chambre est à l'hem·e présente en mal d'enfant, et que le parti ouvrie1· saura exh'aire au fo1·ceps, s'il le faut, elle proclamera, très légalement, une nouvelle république, les cours étant depestilentiels égouts que do1·ent les crève-faim; elle jettera, toujours très légalement, les bases nationales d'une société collectiviste; et, comme elle: est, en miniature, une France et une Allemangne étroitement unies, elle fera d'autant mieux resplendir aux regards du monde émerveillé, la féconde et glorieuse fraternité qui, bientôt étendue, doit assurer la paix et le bouheu1universels. Voilà l'espérance que j'ose envoyer s'asseoir à vos ,:ordiales agapes. Jesais qu'il ne peut être de plus belle à vos yeux, de plus douce à vos cœurs·; et cette espérance est voti·e fille aussi, car ce sont les livres et les sacrifices fran<:ais qui nous ont permis de lui donner le jour. Elle répètera avec vos. amis, les nôtres, cher citoyen Simon, au nom de tous les socialistes belges: Vivent les partis ouvriers I Vive l'Internationale des Travailleurs I Vive la Commune de Paris! Vive l'union intense, ardente, de la France et de l'Allemagne! Vivent le progrès et la dignité du genre humain 1 Affectueusement à vous. Célestin D1rnDLON. A nos amis de la "Revue Socialiste" réunis chez Vanthier 8, Avenue de Clichy. Chers Citoyens, La Haye, le 20 juillet 1892. Malheureusement nous ne sommes pas en état d'être au banquet de nos amis ùe la Revue Socialiste. Autant il nous a été agréable rle recevoir votre invitation, a,itant nous regrettons que l'éloignement et les oecupationR nous empêchent de communier avec vous aut1·ement que d'une manière intellectuelle. Nous saluons en vous des combattants, qui prennent éloquemment la défense des opprimé~ de l<1société, et nous espérons, nous sommes per-- suadés, que les articles des camarades, qui se sont unis dans la Revue Socia-- liste contribueront pout· l'éclaircissement et l'émancipation de la classe· ouvrière, pour la révolution du prolétariat, qui a tant souffert et qui est trompé tant de fois par des ambitieux (;'est votre action dans la Revue Socialiste, qui restera - comme nous croyons - le plus grand honneur de votre vie de révolutionnaires. Acceptez la poignée de main que_nous vous offrons en vous en--oyant nos. meilleurs souhaits et congratulations. Vos dévoués, Christ CoRNÉLISSE:-s, (Correspondant cle la Revue Socialiste.) Cher Citoyen, F. DOMELA-i\lEUWE~lll:IS, Paris, 18 juillet 1892. O1Jligéde m'absente1· de Paris à la fin de cette semaine, je ne pourrai, à mon grand regret, être de,; vôtres samedi. J'aurni cependant été très heureux de faire la connaissance des écrivains de votre vaillante Revue et de serrer la main à mon vieil ami l\lalon, mais il y a force majeu1·e. Salut fraternel à tous. J .-B. DuMA Y, député.
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