LES ORIGINES DU SOCIALIS~!E ALLE~l.-\ND 21 -de n'importe quelle façon, pouvn que la justi~e ne soit pas blessée. Il se produit des événements nouveaux et presque sans -exemples. Aussi ne pouvons-nous pratiquement tirer du passé .aucune connaissance expérimentale pour le présent. La lumière est une, c'est-à-dire que la raison et la conscience ne manquent jamais de révéler clairement le devoir et la façon de l'accomplir. - La seule utilité de l'histoire est de no11smontrer à quels ,degrès de vertu et de généreux courage, à quels généreux sommets lumineux peut parvenir l'esprit humain. Alors elle nous révèle l'humanité non pas dans sa médiocrité quotidienne, mais pour ainsi dire revêtue de ses habits de fête. L'homme n'est donc attaché iL l'Etat par aucun lien moral ou juridique qu'il n'ait lui-mème stipulé et incorporé dans le contrat social. Bien mieux, chaque homme peut ne se rattacher à aucun Etat et demeurer isolé dans sa propre liberti\ ou tout au moins fonder de nouveaux Etats par un nouveau traité avec des hommes nouveaux. L'homme n'a pas accepté les lois du sol sur lequel il est né. Il peut co-existtr dans l'Etat autant d"Etats que les hommes auront formé de contrats distincts. Ainsi chaque citoyen choisira librement l'Etat qui lui conviendra ou en fondera un nouveau. Voilà l'anarchie absolue dans toute sa pureté. Fichte prétend que tontes ces diverses sociétés politiques pourront se juxtaposer sur le même territoire sans aucun trouble. Car aujourd'hui déjà, sous l'aspect d'un seul Etat, d'une .seule Société n'existe-t-il pas plusieurs états, plusieurs sociétés? - Qu'est la noblesse avec ses privilèges et son droit particulier .si ce n'l}st un état distinct séparé dans l'Etat? Et dans les Etats militaires, si le militarisme n'est pas un détestable état ou plntot une citadelle dans l'Etat, quel est-il donc avec ces sourcils, éternellement menaçants, avec cette arrogance de langage, cette résonnance d'épée, ces impertinences P.tces insolences i l'égard des bourgeois? - Qu'est-ce encore que ces Juifs, étroitement alliés entre eux, qui sont séparés des autres hommes comme d'ennemis, et qui s'E:nécartent effectivement par le sang, la religion, la profession lucrative, et par une haine commune du reste de l'humanité, qui accaparent toutes les affaires, toutes les ·richesses, qui courbent tous les hommes libres sous le joug de l'argent? Qu'est-ce donc la juiverie si ce n'est un dangereux état daus un Etat? Voilà une malfaisante et injuste anarchie que celle qui permet à l'une de ces sociétés d'opprimer et de .spolier les autres. Mais si le fondement de chaque Etat, était la. .liberté individuelle pleine et entière, la liberté de tous les hommes, quel que soit l'Etat auquel ils appartiendraient, demeure-
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