RÉPONSE A )[. GIDE 217 pellier, d'y fouiller la Bibliothèque de la Faculté de médecine et d'en rapporter un volui:ne de citations favorables à ma thèse. Mais il n'est pas nécessaire de prendre toute cette peine - j'ouvre simplement les ouvrages les plus répandus, les plus communs, ceux qui se trouvent entre les mains de tous les praticiens. Voyons d'abord une sorte de manuel très apprécié : c'est le Dictionnaire de Médecine et de Thérapeutique médicale et chirurgicale, par MM.Bouchut, médecin de l'hôpital des Enfants malades, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, Chevalier des SS. Maurice et Lazare, d'Isabelle la catholique (M. Houchut passait de son vivant pour un homme très religieux) et M. Armand De_sprès, professeur agrégé, ~hirurgien de l'hôpital Cochin (Armand Desprès, actuellement député de Paris, est le fougueux défenseur des sœurs des hôpitaux). Article Continence.-« L'abstention volontaire ou forcée des plai- « sirs sexuels a reçu le nom de Continence. Si la continence chez les « deux sexes n'a souvent pas d'inconvénients, quelquefois au contraire << elle produit l'hystérie et l'hypo..:hondrie avec toutes leurs conséquen- « ces. II y a dans la continence deux choses: Un besoin physique non « satisfait et une souffrance morale d'isolement. Chez l'homme les <, besoins de l'amour physique sont plus impérieux que chez la femme << et cela s'explique par la rétention de la semence et par le repos des « organes dont la fonction exerce une action sympathique sur toute « l'économie. « Si chez la femme, il n'y a pas de rétention séminale qui puisse « expliquer les inconvénients de la continence, il y a le sommeil des « organes dont l'action est nécessaire à J;.1. stimulation de l'ense1J1ble « des autres fonctions, car il y a des femmes qui ne se portent bien « qu'étant grosses ou nourrices. Cela est si réel qu'il y a des femmes ,, mariées qui, tout en vivant avec leur mari, souffrent de la conti- « nence parce que le mari ne voulant pas augmenter sa famille laisse « volontiers sa femme dans la viduité. « Thérapeutique : Beaucoup de dyspepsies et d'hypochondries ou « d'hystéries et de névroses chez les deux sexes dépendent de la conti- « nence et doivent se guérir par le mariage ayant ses effets absolus « pour la prorogation de l'espèce. » Dans le même ouvrage, à l'article coït: << Acte instinctif du rapproch~ment des sexes pour l'accomplisse- << ment de la loi de perpétuité des êtres. Le coït est nécrssaire à l'homme « qui n'est pas fait pour vivre seul. « Dans quelques cas, c'est le meilleur remède des pertes sémina- « .les, de l'hypochondrie, de la chlorose et. de l'hystérie. »
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