La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

18::l LA REVUE SOCIALISTE assurés de jouir des éco110111qieusi po11rro11éttre rialisees, soit d11cbef de la science, ioit du chef de l'i11d11stripeerso1111elledes Co111pag11frs. La Ville 11eco11cèdeque du temps, elle fait des réserves expresses pour lts progrès de la scimce. Les abonnés ne sont pas engages; l'introduction d'un éclairage nouveau, électrique ou autre, est complétement independant du traité. E11cas de rialisation d'ico~ 11omiesris11//a11dt e procédés 11011vea11exl,les restmt acquises à la Ville et aux p:1rtic11liers. D'autre part le secrétaire-rapporteur de la commission ni unicipale, M. Pelouze, qui, plus tard est devenu administrateurde cette société (1), coucluait dans un rapport devenu célèbre (28 juin - 5 juillet 1851), contre les offres faites par les sociétég concurrentes, disant: • Les prix offerts par M. Laflàtte sont des prix de concurrence et calculés de manière à l'emporter sur tout competiteur qui se présenterait pour obtenir en 1864 l'entreprise de l'éclairage de Paris. M. Laffitte déclare que ravenir et le succés de son entreprise reposent uniquement sur un developpement considérable, qui doit se produire dans la consommation par suite de l'abaissement des tarifs. D'après les documents publies, les compagnies estiment que la moyenne de 13 consommation pourra être, pour la période de prorogation, d'environ 29 millions de mètres cubes, ce qui suppose une augmentation moyenne d'environ 50 % sur l'état actuel des choses, et ce qui suppose encore que la co11so111111atio11 ita t a11jo11rd'b11die 22 011 23 millions, elle atteindra en 1884 le cbf/jre de 38 millions. (2). Si l'on considere qu·i1 a fallu plus de trente années pour porter la consommation à 15 millions, l'o~ admettra que c'est faire la part de l'avenir très large, que de supposer que pendant la même periode de temps l'on obtiendra un developpement de consommation plus qu·ègal, sur un perimètre, dejà exploite depuis .30 années. Nous pensons donc que les estimations des compagnies sont PLUS I\ATIONNELLES que· celles de M. Laflàtte, et quïl faut les admettre comme base de calculs. La lettre qui suit, adressée par les Compagnies au Préfet, (-2.7février 1831) est à rapprocher du document qui précède. Alors, comme aujourd'hui l'administration municipale et les Compagnies étaient a·accord pour émettre des appréciations érronées. - Celles de 185-t ont été cruellement démenties parles faits, il en serait de môme pour celles énoncées en 1892 pour les besoins de la cause, si la majorité du Conseil municipal n'avait pas la fermeté voulue pour s'arracher aux influences auxquelles on la soumet. Monsieur le Préfet, Les auteurs du factum publié contre nos compagnies disent que, pour que le chauffage au gaz se genéralisc, il faut qu'il satisfasse à deux conditions essentielles : Fourniture co11sta11tet bo11marcbi, et que c'est pour avoir 111ico111111 ces co11ditio11qsue nos compagnies /'0111re11d11impossible en France. ( 1) Par une étrange coïncidence, le Secrétaire de la première Commission qui fut dans la suite appelée à connaître les agissements de la Compagnie du Gaz, M. Troost a été égalemenr nomme Administrateur de cette Compagnie. (2) En 1884, la consommation a été de 287 millions. Elle atteint en 1891, Jll. millions de mètres cubes, plus de huit fois le chiffre prcvu.

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