RE\'L'E DE LA PRESSE 91 naires causeront ù, leurs adversaires la joie <ledl'faire eux-mêmes l'œuvre de la Révolution? )) En vérité, par Je début de l'article, nous i•tions en droit d'attendre mic11x; pour bien mettre en lumière la« pd•somption ou l'ignorance des socialistes, ~I. Fallex se contrnte de rééditer, sans l'appuyer de la moindre preuve, la prdenduc analogie entre les anciennes corporations et les syn(fü:ats actuels. plaisanterie quelque peu d{,modéc aujourd'hui, rt dont justice a été faite assez souYent par les écrivains socialisles, cc dont ::-.r.Fallex ne parait pas se douter. Sur sa guitare libérale, sans sïmaginrr qu'il n'est pas dans le ton, l\I. Fallex continue son petit air anti-socialiste, avec accompagnement de résurrections historiques. citations de Turgot, de Le Chapelier, votes de la Constituante, rappel de décisions du Corps municipal de lî91, etc. Beaucoup de mal pour rien. UlŒ Ri'.:.\HXISCEliCE lllSTORIQt:E OPPORTUNE L'Association catholique n'est pas salisfailc du ,·ote deses coréligionnaires du Sénat, contre tontes les lois sérien es de règlrrnentation ouvrière. Et au l\1onileur q11ifélicitait lrs droitiers ùe ses voles anti-démocratiques, en regrettant seulement qu'ils n'aient pas expliqué leur vole! l'organe de ::-.1d. e ~l11n répond avec 1111gerande justesse : Le Moniteur ~emble ne pas sa,·oir pourquoi un mcml,re de la droite pal'lementaire n•,~ pas expliqué le vote de celle-C'i à la tril1une. S'il ,·oulait y rcfléchil· quelque peu. 11 aJTi\'erait à comprcnure que la IJ1·oitene ~•est pas expliquée parce qu'il lui avait éte impossible de le fairn. Il lui faudrait avouer qu'elle nie le d,·oit lie l'ouvl'ie,·. le d,·oit du t1'avail, et cela non sans raison. parre que. suivant l'école incli\'idualistc. le contrat. individuel, le conu·at individualisé n'offrP.nt pas une base juridique pour un arbitrage qui suppvse lieux 11,·oits : aphorisme 4Lii lui tient à rœur. mais qu'il St>rait dangereux d'énoncer trop hautement dans les circonstances actuelles. Quand on voit des hommes comme hl. Buffet, au Sénat, s'opiniàtrer, en depit des Encycliques Pontificales, à parler et à ,·oter pou,· le Jra\'ail abusif des femmes, comment s'etonncr que ses amis du Parlement, partisans romme lui du « laisser fai,·e " économique, réservent t0utes leurs indulgences pom· les compagnies minières, toutes leurs rigueurs pour les ouv1·iers qui les enrichissent au pl'Îx de leurs sueurs et de leur vie ! :--ous n'a,·onR pas mission de les mettre en face de leur consrien('e; nous nous bornons à les rr,ettre en fa('e de leu1·s intérèts, et, <lussions-nous èt1·edeR Cassandres, nous leur pr~<lisons de prochaines et cruelles leçons. Qu'en relisant le discou1·sde M. lé Comte de Mun, ils se rappellent le fameux : Trop tard! adressé, en 1830, par le Journal des Débats à la monarchie de la l{estauration 1 LA CONQUÊTE SOCIALISTE DES 1!UNICIPALITÉS Il y a douze ans que, presque seul dans la presse socialiste, B. Malon indiquait comme la première œuvrc à poursuivre parle prolétariat militant, la couquête des municipalités.
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