ï21 LA RE\'t.:E SOCI.\LISTE bélnil, qu'C'llc est une source de vertus, un rncouragemcnt au trnvail, qu'elle e·t en progrès comme l'indiquent des exemples. pris dans le ::\"ordet dans le Gers, nous l'accorderions volonliers si nous ne Yoyons un brusque arrêt frappci·, en 1881, le morcellement dans le (iers et si la petite propriété n'était toujours soumise ù la grande et écrnsée, par clic, pnisquc celle-ci possède, suirnnt les con:slatalions de l'auteur, plus de la moitié du territoire . .\prèsarnir analysé aussi exactement que possible l'ouvrage de :\1.de FoYillc. nous présenterons quelques obscrvations.L·auteu1· a prétendu voul0ir faire rouvre de statisticien seulement. « J.a sl,lfisliqnc », dit-il dans la conclusion,« ne peut donner que cc qn·c11ca». Fort bien, mais nous ne trouYons pas que de la stati tique dans ce volume; il y a surtout un chaud plaidoyer en fa,•eur du morcellement et par endroits des attaques conlre les théories sociali~tes. :.\falg-ré ces attaques nous n'opposerons pas à la thèse de l'auteur la thèse ocialiste; il,I' a trop de dissemblances entre les deux pour que nous songions à établir une comparaison. Du reste, on trouYera la théorie socialiste très amplement exposée dans le Socialisme Intéoi-az (1) de Benoit :.\lalon et nous nous contenterons de faire ressortit' l'illogisme et l'impraticabilité du morcellement. Illo;;ismc ! c-n effet, :.\I. de Fo,·ille nous présente l'espèce humaine comme te11da11tù progresser, de telle façon qu'au XXIX• siècle le nombre des habitants de notre planète ne serait plus ùe un milliard mais de quinze milliards. Comme conséquence de cette augmentation la terre se morcellerait, car l'auteur nous montre au commencement de son ounage et nous avons vu d:u1scelle analyse qu'avec une population de pins en pins dense la culture tend à devenir moins extensive. Par contre le morcellement amène avec lui le malthusianisme, comme le prouvent la statistique de 1882 et le dénombrement de 1891, qui nous montrent que la décroissance dans la population se produit dans les pays ou la terre est le plus morcelée. De telle sorte que si la population s'accroît la terre se morcelle; mais une fois le morcc-llemeut accompli la population tend ù décroitre. Nous revenons ainsi au point de départ; cc qui avait été fait la veille est dl'fait lo lendemain: nous tournons dans un cercle vicieux. d'ou il est impossible do sortir. (l Benoit ~falon: Le Socialisme lntt!g,-al, I. 267 et sqq.
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