LF. MORCELLE~IE:-T 1 ï23 -de s'étendre sur le territoire de plusieurs commu ncs augmentent avec l'étendue (1). Voici les chiffres que nous fournit l'enquête agricole de 1882 sur la répartition de la propriét<'· foncière : Tr&s petite propriPté (de O à 2 hectares) Petite propriétP (2 à 6 herta1·es) ..... . llloyenne propriété (6 à 30 hectares) .. Grande propriété (;,O à 200 hertares) .. Très gra~de propriét~ (pl. dc200 hect.). l<O~lllRE DE COTES ~o■b. sbsol,s Partiprop. 10.426.368 îl.O\J 2.174.18.'l l~>.4î l. 3:; l. ',!)!) !J.58 107,.üîO O. ï't 'lî .ti7ô 0.12 co:-,:TE~ANCES l:\1POSAULES - NoœLdr',lert. ram prop. ~,.211.436 10."3 î .543.3'>ï l:i.26 l9.217.UU2 38.01 \J.3!18.057 'I\J.Ot 8.Uli .5-1:l 16.23 On voit par ce tableau que s'il y a un grand nombre de cotes inférieures à ô hectares, limite de la petite propriété, l'étendue qu'elles représentent est loin d'être en proportion de ce nombre, J>Uisqu'elle n'alleint pas le quart dn territoire. Il semblerait même qu'il y ait eu recul car Arthur Young, si l'on doit ajouter foi à ses affirmations, lui attribuait un tiers du territoire avant la Révolution. Pourtant, quelque minime que soit la part de la terre ainsi morcelée, ce serait une erreur· de croire que ce» domaines réduits appartiennent aux fermiers, aux travailleurs, aux pay.~ans et constituent ponr eux une garantie dïndépendancP- et de bien-être. De ces dix millions de cotes il faut, eu effet, retrancher 6,~57,\llG qni reprt'.>sentcnt la propriété bàtie. Or, si dans cc nombre se trouvent de modestes haùitations il y a aussi les magasins du Louvre et beaucoup d'autres constructions dont la valeur n'est nullement en rapport avec l'étendue. Qu'après cela ~I. de Foville entame l'éloge de la petite propriété et nous montre qu'elle n'est pas incompatible a\·cc l'élcrngc du tl) Il serait injuste de ne pas dire que M. <le Foville tient compte de -ce fait, mais il choisiL comme exemple un domaine de 300 hectares d'un seul .tenant qui nous semble donner une iùée fausse de ce cas: et, à un exemple hypothétique, l'auteur de ces lignes <•pposcra un exemple personnel, dont il ne veut pas faire une régie, mais qui lui semble mériter plus d'attention qu'une hypothéSP. Pour une mo<leste contenance de TROIS hectares e1l\'n·on, il ne paie p><sd;ins moins de c1~Q communes: cl'où un nombre ègal de cotes . .Son voisin, pour une contenance de 1 hectare ô6 are, paie ùans quatre communes; et, dans le village, qui compte environ 150 habitants, on trouverait à peu prés le mêmo nombre de cotes pour des contenances égales. Dans ces conditions, M. Léonec de Lavergne, en calculant le nombre des -propriéLaires à raison de 1 par 3 cot,.s, ne se trompait pas autant que veut bien le dire M. de Foville. Or, si pour dè petites propriétés il y a un aussi ~rand nombre de cotes. à plus forte raison augmentera-t-il pour des propriétés dix et vingt fois supérieures. Il faut eucore ajouter à cela que le percepteur a. un inlérêt immédiat à laisser subsiste,· le plus grand nombre possible de cotes puisqu'il reçoit une sommé fix-e pour chacune d'elles.
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