LA FORTUXE 1!0BILIÈRE DAVS L'll!STOIRE ÎÜÜ -en valeur - les diverses monnaies inscrites sur les quarante mille ,dossiers en question, notre auteur a recher.:hé qu'elle a pu être à diverses époques la capacité d'échange d'un même poids de métal. Cette capacité d'échange - notre auteur écrit plus volontiers : capacité d'achat - est ainsi déprimé par lui : (( Nul n'ignore, écrit-il, que l'on entend par pouvoir de /'argent - (( et par là, l'on désigne indistinctement les deux métaux ménagés, - (( le rapport de la valeur de l'or ou de l'argent fin d'une époque, à la (( valeur de l'or ou de l'argent fin d'une autre époque, prise pour terme " de comparaison. Quelle somme de richesses représentait le kilo- (( gramme d'argent, de 1300, de 1500, de I jOO? Quelle est celle que (( procure aujourd'hui le mème kilogramme d'argent?» Voilà la question posée. Mais ce n'était là qu'un premier terme, • il fallait, à notre auteur, une règle pour opérer ses comparaisons, fort embarrassé, et peu soucieux de remarquer les diff~rences socinl~s, c'està-dire les isolements ou les agglomérations d'individus, il s'est réfugié avec quelque effarement dans la brutalité que les économistes ont étrangement qualifié de (< loi de l'offre et de la demande, » et il a posé les ..... principes suivants : (( Nous, nous sommes, à la fois, producteurs et consommateurs ... - Ce qui est faux. (( Les productions des uns sont les consommations des autres, et (< réciproquement. - Qi.1eproduit le rentier? (< Rien par conséquent... Nous sommes d'autant plus riches, ou (< d'autant plus aisés que nous ve11do11pslus cher nos marchandises ... (( et que n0us achetons meilleur marché les marchandises d'autrui. » - Notre auteur aurait prudemment agi s'il avait pris soin de nous définir les mots dont il se sert. Qu'est qu'il entend par être riche? Est-ce de pouvoir réaliser beaucoup de profits - écnrt entre la t•enfe et l'achat - afin de les mettre en réserve, parcequ'ils dépassent notre consommation annuelle? Ou bien est-ce de pouvoir co11so111111er tout ce dont nous avons besoin matériellement et moralement, sans que notre consommation -<l'une année diminue notre consommation de l'année suivante. Être riche c'est être abondant en choses nécessaires. utiles et agréables, sans que l"effort pour obtenir cette abondance nuise à la santé, à l'hygiène et à la vie. li n'y a donc rien de commun entre les profits accumulés et la véritable richesse. Partant de prémisses aussi aventureuses, ayant dans l'esprit cette juiverie .d'acheter bo11marché et vendre cher, notre auteur ne pouvait manquer d'arriver à une conclusion monstrueuse d'illogisme, et dont voici les étapes :
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