L.\ FORTC:-iE ~IOBILIÈRE D.1:-iS L'IIISTOIRE 707 -et ce n'était pas trop exiger qu'y vouloir trouver une regle, une loi, un criterium formulés avec une clarté suffisante et une logique irréfutable - mathématique - dirais-je ! puisqu'il s'agissait de mesura des situations dans lesquelles le rôle des échanges, et par conséquent du medium des échanges, le numéraire, joue un rôle très prépondérant. Malheureusement il n'en est point ainsi. si M. le vicomte d'Avenel a, réellement, beaucoup travaillé, en revanche il a mal précisé. Entrainé, à son insu, vers des conclusions presque révolutionnaires, on dirait qu'il sait méfié, qu'il s'est raidi, dès les premières lignes de son œu vre, contre toute tendance franchement sociale, fermant les yeux pour ne pas voir, et annonçant cette intention dans la phrase suivante : (, Une conclusion de ces recherches, qu'il importe de signaler « tout d'abord, dit-il, c'est que les faits politiques ou sociaux et les ,( phc:nomènes é.:onomiques sont i11dépe11d,111ts les uns des au lres ... ce ,< que de 111.wv.1giso11veme111e11/s ont possédé sans le chercher ... de bons -<< go11veme111e11/s le cher.:heront avec zèle et bonne fois sans l'obtenir ... ,, On comprend toute l'importance que peut avoir pour un conservateur du système capitaliste le principe ainsi posé. Inutile de s'adresser aux gouvernements. ils ne peuvent rien ; « alors même, que rien ne serait libre dans un Etat, le prix des choses (( le demeurerait néanmoins, et ne se laisserait asservir par quiconque,,; dit textuellement, notre auteur. Donc il ne sert de rien de légiférer; ce sont des puissances hors de la portée du peuple et de ses gouvernants ,qui font les situations prospères ou malheureuses. Donc mortels, résignez-vous ; 01111.: peul ri<'II pour vous.' Ce fatalisme presque mahométan, étonnerait sous la plume d'un homme qui a fait les chiffres et qui affirme avoir médité sur la succession des événements historiques, si on ne s'apercevait bientôt qu'il est le résultat d'une lecture malsaine, prise au sàieux, acceptée en bloc sans réflexion suffisante, car l'auteur avoue avoir puisé ses impressions dans le,, lumineux» ouvrage de M.Paul Leroy Baulieu, intitulé: " Ess.1isur /J rép.1rtilw11des richesses. » Dès lors tout s'explique : ,( le laisser faire et le laisser passer » sont bien la formule du fatalisme économi,1ue; ne pas troubler ce laisser faire, doit être la préoccupation des gouvernements,des bons - bien entendu. C'est de l',111arcbie ! D'ailleurs, je n'exagère pas, notre auteur nous ledit sans ambages: ,( Quoi qu'il soit en théorie, du d<'1.'0ir de la politique de chercher « à augmenter par des mesures législatives, le bien-être du plus grand <( nombre, il n'est pas pratiquement en son pouvoir de réaliser cette « augmentation, non pas même d'y influer sérieusement, et !J seule <( chose qu'elle p•Jisse faire,c'est de ne pas entraver, par des tentatives
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