ïOll LA REVUE SOCIALISTE LA FORTUNEMOBILIÈRE DA::\"S L'HlSTOIRE Sous ce titre, et sous la signature de M. le vicomte G. D'Avenel, La '1?._evudes<JJeux-Mo11des vient de commencer la publication d'une série d'études, qui seront certainement curieuses à plus d'un titre. M. le vicomte d'Avenel a, en effet, mis la main sur une mine de renseignements; ses observations, ainsi qu'il le dit lui-même<< ont « pour fondement solide les prix anciens des verre•, des denrées, des « salaires, et de toutes les marchandises imaginables, réunis par lui, « au nombre d'environ quarante mille et classés en un certain nombre « de groupes ou tableaux distincts. après avoir été convertis en francs « et ramenés aux mesures actuelles du système métrique. » Ces quarante mille dom111ents étant échelonnés sur un espace de six sièclès: - de l'an 1200 à l'an 1800 ! Or. c'est sur ces bases que l'auteur nous annonce avoir établi une série d'observations et de constatations des plus intéressantes, tendant à rechercher si le sort du Français de 1892 est différent de celui du Français de 1789, de 1700, de 1600, de 1 500, etc.; dans quelle mesure il est différent; si, enfin, cette différence est en bien ôu en mal; en pire ou en mieux ? Le problème est, on le voit, des plus attrayants ; au point de vue de notre histoire sociale; au point de vue de la position actuelle de la question sociale, sa ~olution contiendrait, à coup sûr, les plus salutaires enseignements. Mais pour se diriger, sans erreur, au milieu de tous les faits, de tous les chiffres, - d'aucuns étant contradictoires - quelle dose de travail et quelle puissance de précision est nécessaire ! Nous aurions souhaité rencontrer ces deux éléments : « dose et puissance» en quantités égales dans l'étude de M. le vic0mte d'Avenel;
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