Ooi LA REVUE SOCIALISTE pas pins de tous ses biens que l'alimentation et le vètemeut. En effet, moyens d'existence ne signifieut pas nourriture d'un cheval et comme abri l'étable d'un porc, mais les choses dont chacuu a besoin suivant sa situation sociale. - Les avares et les usuriers ne sont pas seulement excités par le désir de la volupté et d'uue vie fastueuse, mais pour un indéfiuissable esprit de présomptueuse domination sur les autres hommes. Telle est l'insolente arrogance de leur orgueil quïls désireut et veulent être des dieux pour les autres hommes. Ces présomptueux suivent uniquement l'exemple de leur patron le Diable qui,même dans le ciel, a voulu pratiquer l'usure, exercer son avarice et s'arroger la divinité; mais c'est avec peu de bonheur qu'il a mis en œuvre usure, avidité et pillage, car c'est ce qni perdit et précipita sa chute; et par l'admirable et inexprimable beauté de Dieu, il devint de tous les ennemis de la Divinité le plus repoussant, le plus hideux. En présence de la trop lâche indifférence du juge dans la répression de l'usure, peut-être parce qu'il est pour certains côtés trop faible pour résister au mal et l'extirper totalement, les ministres de l'Eglise doivent enseignrr le peuple et l'accoutumer à considérer les usuriers comme des diables incarnés. De même les instituteurs doivent élever les enfants et les jeunes gens, de manière à ce qu'ils soient soulevés de crainte,de mépris et de dégoût au seul nom d'usure. L'usurier est un épouvantable monstre, plus horrible, plus dangereux que Cacus lui-même. Si pernicieux, si pestiférés que soient les usuriers, loin d'accepter ces tristes dehors, ils défenùent leurs rapines et revendiquent chacune de leurs opérations comme des actes de charitable complaisance; sous les différents masques dont ils se parent, ils se proclament bons et honnôtes, vP,ulent passer pour tels et vantent leurs bons offices avec une prolixe ostentation, afin que l'on ne puisse apercevoir comment« ont été emmenés les bœufs». {Cacus ne les a-t-il pas fait entrer dans sa caverne à reculons en les traînant par la queue?)- Qu'Hercule entende le mugissement des bœufs, c'est-à-dire les cris plaintifs des captifs el,des opprimés, dont les clameurs implorent à présent les princes et tous les magistrat:;; quïl cherche et recherche Cacus même « in Saxis et rupibus JJ, qu'il délivre les bœufs soustraits par ce monstrueux tyran. Cacus, en effet, représente cette malfaisante .espèce d'hommes dangereux, tels que sont nos pauvres et braves usuriers, qui volent, pillent, escroquent, absorbent et dévorent tout, et pourtant ne vrulent pas paraître aussi nuisibles que leurs méfaits. Ils pensent que nul ne pourra les trouver, les -découvrir, les saisir, puisque les bœufs ne sput pas ent:-és dan!il
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