:ÉCHOS ARTISTIQUES 627 iui Inter Actes et Naturam. Cependant, sa dernière rouvre est -:remarquable à plus d'un point de vue, par l'ordonnance des groupes, l'infini de l'horizon, la perfection du dessin. Mais la vie manque; nous sommes au pays des ombres, des belles -ombres, du reste. De Carolus Duran, une charmante nymphe Lusica. Est-cc un portrait? Le ~faitrc les aime tant! Il en a mis trois sur la même toile, Trio d'Amis. Aimable trio bien entendn. De Dubuffc, fils: sommeil divin, on ne s'en douterait pas. Il y a vraiment un amalgame de couleurs à dérouter la nature. A voir comme curiosité. A voir encore comme chose étrange : Le peuple verra un jour le lever dt~soleil Tryptique; l'idée est bonne, l'exécution exécrable. De Louis Girardot, La P,•ière dtt Soir dans le Désert. Ton assez chaud, lointains fuyants. De Frappa, La Servante . .l'ious, nous tenons parole en signalant quelques jeunes. De Bernard Gironde, Bonne étude. Un assez joli paysage de Errazzuriz, Feuilles mortes. Le paysage est en progrès aux deux Salons. De Moutte, Dans la Pinède. De Firmin Gérard, Le choix des plantes, coloris vif et agréable, ce qni est rare. De Hagbord, Bijou et Ilonoré; tête de cheval excellente, bien vivante. Yaut une magnifique croupe blanche qui se tient aux Champs-Elysées. De Dara Hitz, Une jeune Mère; très bon comme pose et dessin. Coloris insignifiant. De Bastien Page, Coquelicots. Etrange! cela ne veut pas dire beau. Un mot du salon de la Rose Croix qui a occupé Paris le mois dernier. Le Sàr Peladan était à la tête de cette fête arti tique, dont le nom indique les tendances catholiques. Ce mouvement a été déterminé par la réaction de lïùéalisme symbolique contre le réaiismc; cette école voudrait monopoliser l'idéalisme; elle ne l'a point inventé. Chez les symbolistes de la Rose Croix, le vague des <;onceptions et surtout de l'exécution dépasse l'imagination. Cette imagination en délire, est leur principal guide; elle les conduit au pays du rêve ou plutôt du cauchemar. Or, le cauchemar produit toutes les monstruositôs; les abîmes sans fond, les visions informes. Il donne naissance à des ètres fantastiques qui roulent des corps sans tl\te, sur des océans sans eaux. Dans ce monde halluciné, les bras sont plus longs que les
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