618 LA REVUE SOCIALISTE besoin ou subir toutes les conditions d'un patronat qui, aiguillonné, lui-même par la concurrence, est forcé d'être implacable. Que dis-je'? Les prolétaires n'ont même pas toujours le choix; ils se comptent par centaines de milliers ceux qui, après s'être vainement offerts pour les tàches les plus répugnantes, les plus mal payées, les plus asservissantes, les plus meurtrières doivent mourir de privations et assister à la lente agonie des êtres chers qu'ils alimentaient de leur seul travail, de ce travail qu'une société marâtre leur refuse. Voilà ce que la Gazette de France et autres feuilles cléricales appellent liberté. Nous voulons, nous, une liberté moins meurtrière et plus réelle; nous voulons la liberté pour tous, dans l'acco111plissement du devoir social et non pas la liberté pour quelques privilégiés ayant la faculté de ne se reconnaitre aucun devoir envers Jeurs semblables, et c'est pourquoi nous sommes accusés, par la. Ga::ette de France et consorts, de prêcher l'esclavage. Ainsi le veut la bonne foi habituelle des partis. B. M.
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