COXCEPTIQ::,; EXP:t:Rn!E'.\ITALE DE LA VIE 517 -situation, de succession ou de volume, mais sans changement de propriété. Le fait chimique, au contraire, est intrinsèque, intramoléculaire, -et consiste essentiellement en un changement de propriété par le fait -de la combinaison . Le fait biologique est aussi intrinsèque, intramoléculaire, avec -changement de propriété, par le fait de la Fo11cti011; ce qui le distingue -<lufait chimique, c'est qu'il est co11/i1111 et nous paraît spontané. 111. DE LA SPONTANÉÏTÉ DE LA V1E. La Spontanéïté de la vie est ce qui nous 'semble le mieux la carac_ tériser et la différencier des autres Phénomènes de l'Univers. C'est sur -elle que l'on s'appuie pour invoquer la nécessité d'un principe vital, â111e ou autre. C'est toujours à elle que l'on revient, en dernièrè objection, contre les conclusions de l'analyse scientifique. Aussi est-il indispen- .sable de commencer par examiner ce qu'est cette Spontanéïté, ce qu'elle signifie. Si on veut faire de la spontanéïté le caractère spécifique du fait biologique ou vital, on doit la retrouver dans tout être vivant, sous peine de contradiction. Dès lors. la spontanéïté ne doit pas seulement -t!tre envisagée chez les êtres supérieurs comme l'homme et les grands animaux, mais nous devons, si nous voulons bien la comprendre et saisir son mécanisme, la considérer jusque dans ses manifestations les plus rudimentaires, les plus obscures de la vitalité, c'est-à-dire à son -état le plus simple, le plus réduit. Dans de simples amas d'albumine comme les monères de Hœckel, dans des polypiers comme les madrépores dont des agglomérations gigantesques forment des îles entières, nous ne saurions guère retrouver la spontanéïté de la vie telle que nous l'entendons ordinairement. Prétendre que la spontanéïté de la vie est la preuve de l'essentialité de la vie, suppose une force vitale, c'est, à peu près, comme si on voulait soutenir que le fait chimique de la combinaison suppose une force chimique. Nous verrons, à propos de l'étude de la nutrition, combien le fait biologique se rapproche du fait chimique et même du fait physique. li suffit, d'ailleurs, de comparer ce que nous voyons, ce que nous constatons dans les protoorganismes végétaux et animaux, et surtout dans -certaines phases d"évolution de ces êtres rudimentaires, pour voir combien leur spontanéïté se rapproche des simples actions ou changements
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