La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

LA REVUE SOCIALISTE <le la sauvagerie et de la barbarie, ait d'abord dù être courbé vers la terre en esclave, puis attaché a la glèbe, pour obtenir le travail utile et l'œuvre sainte de la production!... Comment s'étonner qu'à l'heure présente il faille avoir recours à l'aiguilJon de la faim, au fouet de la misère, à la contrainte morale, pour obtenir ce résultat nécessaire, la richesse sociale l . Et cependant l'homme est le plus merveilleux agent d'activité qui ait paru sur ce globe.Et cependant, vivre c'esLêtre actif, ,c'est agir, c'est mouvoir ses membres, c'est ouvrir les yeux et les oreilles, c'est exercer ses forces, c'est laisser vibrer son cerveau. Imitons l'enfant qui pétille d'impatience, toujours en action, ne s'arrêtant jamais dans ses ébats joyeux, que quand il sent le besoin de renouveller ses forces par le ,:ommeil. Donc, ayons espoir et courage, marchons toujours, certains .que nous sommes d'arriver au but. La fleur produit infailli- .blement le fruit. Et l'homme, par le travail, aux invincibles attraits, parce .qu'il est en rapport avec son organisation, l'homme produira l'épanouissement de l'humanité sur la terre régénérée ! E. DE P01IPER Y.

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