514 LA REVUE SOCIALISTE l'objet des soins les mieux entendus, où l'éclosion de toutes les facultés physiques et morales de l'enfant se produise aussi normalement que celle des plantes, venues dans un bon terrain, préparé, approprié à leur nature. Mais ce n'est pas tout, il faut que durant la vie des hommes cet état de santé véritable se maintienne jusqu'à leur dernier jour. Or, cet état de santé ne peut se soutenir invariablement que par l'exercice normal de tous les organes et de toutes les facultés des hommes. Il est manifeste que sans ce point fondamental tout retomberait dans le désordre et la confusion. • Avec la dés?qnilibration de l'esprit et du corps reparaîtraient les maladies physiques ou morales: on reverrait les névrosés, les hystériques, les rachitiques, les tuberculeux, les goutteux, les rhumatisans. ' Les envies, les jalousies, les ambitions folles, les cupidités bizares, les compétitions de toute nature reparaitraient de plus belle. Pour que l'homme demeure sain de corps et d'esprit, il faut donc, avant tout et comme condition première, qu'il soit placé dans une situation, propre à l'exercice complet de son activité. Ceci est chose logique, indéniable, et voilà le problème posé. Le problème est complexe, puisque l'organisation de l'homme l'est elle-même et puisque eu qualité d'être sociable, intimement uni à son espèce on doit nécessairement tenir compte de ce qui touche l'individu et de ce qui regarde la société. " .. L'activité de l'individu a deux buts principaux, que la nature prescrit: se nourrir et se reproduire. Envisagés par rapport à l'ensemble de l'espèce, ces deux bnts semblent grandir et impliquer de multiples conditions de succès. Et il se dégage de cette vue générale un troisième but que l'on n'apercevait pas d'abord, c'est l'idée et le besoin de progrè!., le besoin d'amélioration et l'idée de perfeetionnement. Kons voici donc en face, non pas seulement de l'homme mais de la société humaine.
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