La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

CORRESPOlWA1'CJ;; 465 tances qne l'intérêt suffirait rléjà à rendre plus fortes, sont considérablement accrues par la conviction, pour ainsi dire uniYerselle, que le Socialisme ne rêve que bouleversements et spoliations et que la moindre concession serait une brfohe par où se précipiterait un flot qni aurait bientôt tout submergé. C'est cette conviction qu'à mon avis il faudrait s'efforcer de détruire et cela surtout en pariant et en agissant de manière à cc qu'elle devienne manifestement injuste et calomnieuse. En résumé, il faut des deux cotés mettre du sien pour arriver au progrès pacifique. J'acquiers tous les jours J'expt•rience que les bonnes volontés répanclues dans les classes « di :geantes )) sont innombrables, et c'est pourquoi je ne crois pas autant qnc vous semblez le faire, à une obstination aveugle, de la part de ces classes, dans le refus de tonte réforme. Certains milieux socialistes ignorent trop ces bonnes volontés; et si elles ne se font pas connaître Li'e11xc, 'est que justement le Socialisme continue à être pour elles un épouvantail. Yons paraitrai-je trop optimiste en peu ant qu'on pourrait les utiliser, sinon absolument les rallier, à condition de modérer les aspirations, de définir des buts pratiques, d'abord très simples et très immédiats, puis bien échelonnés, ce qui d'ailleurs n'exclut ni les idées générales ni les loin tain es perspecli ves ? Veuillez, ~Ionsieur le Rédacteur, recevoir avec mes remerciements renouvelés, l'expression de mes sentiments distingués. Gustave BELOT. Autre lettre concernant la RHorme Budgètairc par les Successions et visant également un article du Dr. Delon : Mon Cher Malon, Voulez-vous me permettre de placer quelques observations à l'occasion de l'article que le D• Delon a consacré dans la Revue Socialiste de mars 1802 à un projet fiscal basé sur lare/orme de la loi successorale. Je crains que les auteurs de ce projet, qui vous le savez mieux qne personne a subi diverses transformatio11s, depuis plusieurs années, ne se fassent illusion sur son efficacité renovatrice. Non pas, entendez-moi bien, que je sonhaite le voir repousser; bien au contraire sa réalisation me comblerait de joie . .\fais ce n'est pas parce que cette réalisation amortirait la dette publiso

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