4'31 LA REVUE SOCIALISTE CORRESPONDANCE Xotl'e ami et col!aborateur Delon a rcc;u la lettl'e suivante : ..\fonsieur, Tours, le 20 )Ia1·s 1 02. .Je viens de recevoir le numéro de ..\fars de la Re1;ue Socialiste. Je m'empresse de vous remercier des termes si favorables dans lesquels vous avez birn voulu présenter mon récent article à vos lecteurs d de l'insertion étendue dont vous l'avez jugé digne. Je dois rnns savoir parliculièrement gré de la netteté et de la vigueur avec lesquelles vous avez su dégager et exposer quelques-unes des idées essentielles qui en faisaient le fond, par exemple sur la véritable nature du SociaÎisme, et sur le'i progrès parallèles, et non pas absolument opposés, du Socialisme ainsi compris et de l'individualisme. Je regreUais récemment de voir ces idées bien imparfaitemeu t saisies dans un article de l'Jferinitage. Reste votre réponse étendue aux reproches que j'adresse à la politique révolnlionnaire du marxisme (allemand). Je n'ai garde de conteslet' la grande part de vérité q_u'elle renferme. L'obstination, de la part des classes favorisées, de repousser certaines réformrs reconnues possibles et à méconnaitre les exigences progressivPs d'une justice moins étroitement comprises contribuerait assurément ù créer le danger en question autant que les impatiences des classes les moins fortunées. Yous ne m'attribuerez pas cette contradiction d'être sévère pour cellc·s-0i tandis que j'excuserais celles-là. Ce que je reproche at1 contraire, dans l'esp/Jce, à la politique d'Erfurt c·est précisément de refuser les réformes partielles, et non de les demaudcr, et de vouloir arracher ce qu'on peut espérer obtenir. Et puis surtout il ne faut pas oublier que les résistances des classes aisées, résis-
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