La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

CABET ET LES IC.\RIE;-.S 119 CABEETTLESICARIENS (Suite) Y. COXYERSA TIOX A\'EC CABET. De rhospitalièrc auberge do ~fmc Badcrma11, jusqu·au plateau où Cabet arnit jeté les as i es d"uuc sociétü nou,·c!le il peut y avoir un kilomètre et demi de ùislancc. L"asccnsion n'est pas pénible mais conlinucllc. Après avoir traversé une ou deux rues on se trouve en pleine campagne aYcc do rares maisons par ci par là. Les arbres y sont encore plus clairsemés quo les habitations et il fan t marcher en plein soleil. Avec un ciel constamment pur et le thermomètre Fahrenheit indiquant JOU0 de chaleur, j'accomplissais le trajet plusic.urs. fois par jour sans être incommodé en aucune façon, car une brise incessante venait comme un éventail renouveler l'air et me rafraichir le visage. Les colonnes Egyptiennes échappées à lïnccndie du Temple Mormon, se dressent comme pour serYir de pfrystile non plus à un édifice religieux, mais à une petite cité. Avec les multiples têtes de la déesse Athor, elles produisent au clair de la lune une étrange illusion. On se croit pour un instant transporté sur la vieille terre des Pharaons, d'autant plus que le fleuve au bas de la colline a la majcstncu e ampleur du Nil et lni ressemble par la couleur fauve de ses eaux. Homme d'imagination, Joe Smith avait sans doute compté sur ce rapprochement involontaire pour donner à son culte moderne un reflet fantasmagorique d'antiquité. La population Icarienne composée de 450 àmes, était par29

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