La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

REVUE DE LA PRESSE 373 nent ainsi de plus en plus la partie la plus intelligente de la classe ouvl'ière aux rauses dont ils se pl'Oclament les défens~ul's. Ajoutez à rela que non seulement ils màurlissent cette émancipation du quatl'ième état, romme on l'a justPment àppelée, mais qu'ils ne savent absolument de quel rôté s'ol'Îentel', et rnontl'ent en rela n'avoil' pas plus le sens historique que ne l'ont les détracteurs systématiques du passé. » LES SYXDICATS ET LA LOI DE 1881. ~I. de Rocquigny dans le Col"raspondant (10 janvier) apprécie longuement les effets de la loi de 188l sur les syndicats. A ne considérer que les syndicats industriels :O.Lde de Roquigny est persuadé que ces effets ont été désastreux: On ne saurait niel' que cette loi a ~ènél'alcment mal tenu ses promesses de développer !a liberté du travail rt de 1'e1,dreplus équitables les conrlitions de l'arcord entl'e les patl'ons et les ouvriers; elle a surtout favorisé les antagonismes soriaux. en armant les travailleurs cout1·c le capital; elle a troublé les conditions économiques de la p1·odurtion industrielle. en for~ant le chef d'usine à subil' la loi des ouvriers qu'il emploie; elle a rendu pl'éraire la situation des patl'Ons, déroul'agés dans lcul'S entrPp1·ises par des dillicultés toujours l'enaissantes et n'a guê1·e amélioré, en déflmtive, le sort de l'ouYrier: on peut dire qu·elle a pl'esque cxrlusiyemcnt pI'OfltE<aux meneurs, aux agitateurs de pl'ofession, qui ont trouvé un t1·emplin politique dans lrs grèves et les maniiestations ouvrièl'cs. Aux syndicats agricoles, en revanche, est entièrement acquise la sympathie de M. de Rocquigny. A 8es yeux ils ont déjà rendu de très grands senices « ils font au grand jour œuvre de progri>s. de moralisation et de paix sociale >•; aussi le rédacteur du Correspo,,dant emploie-t-il vingt-cinq pages très denses à lcnr détailler :;on admiration. Parfaitement explicables d'ailleurs les préférences de 1\1. de Rocquigny. Les syndicats agricoles sont encore restés à l'écart du mouvement socialiste. Pour les maintenir en leur très pacifiques dispositions, pour les préserver de l'imminente conl11giou socialiste, caveant consul es! Ces bons consu 1squi là s'appellent: :Méline, Comte. de Roquefeuil, Bourgeois, Dauphin, Comte de Yilleneuve, etc. l\lission héroique s'il en fùt. FIGA RIS~lE ET SOCIALIS~E. Dans les Entretiens politiques et littéraires, M.Randal publie une intéressante et .~uggcstive critique du récent ouvrage de M. ,vyzrwa, le ,ltouvement Socialiste eii Europe: Nous en détachons le passage suivant : Et pour "randc. on compl'end assu1·èmcnt que nntre inquiétude le soit, apl'èS que ~{ <le \Vizew,, nous a fait des chefs sociahst,·s un pa1·e1lport1·a1t. ~Jais ce que nous comprenons moins, c'est pourquoi nous en restûl'IOllS à

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