REVUE DE LA PRESSE 371 -sociales li ri!gler. Ce n·est pas affaire de la politique th/!o,.ique. à peine du droit. l'il){alitë rivil,• existe: on nous l'érh1mc l'Pl?alité économique. que la Révolution _sut mal établir. puisqu'elle pre,·oy,lit fort peu le développement de l'rndustne et de l'échange, et la fo,·mation d'un prolétariat. Je rrois bien que l'économie politique, lisez l'économie sociale, aui-ait son mot à dire iri, dès à présent » C'est tout récemment qu'on voulut bien ~•en adser. Voici où nous en sommes. Chaque Faculu< de droit possMc une rhaii-c politique. Ailleurs. à l'Ecole des mines, aux ponts et rhaussees. aux arts et mfltie1·s, aux sciences politiques, aux hautes i:tndes rommerriaks. des cours remarquables sont <lonnes par des spécialistes, devenus heul'cu,cmcnt pl'ofosseul's; faut-il citer les rours et l'activité généreuse rie ~l. Cheysson? Le Collège de France donne bien un cours, mais il y a tant d'anglais! Del'nièl'ement encol'e, on s'en souvient. le ministl'e de l'instruction publique ti-anspo1-ta en pl'emière année de droit le cours donné en deuxième année: l'idée était excellente; il est difn- ·cile de dil'e si ~I. Gide a rdison de la consirlércr en pessimiste. AjOtlfez à cela un on deux COUl'Sde science financière. Et c'est tout. » Tout cela est absolument exact et nous confessons ne pas nous affliger. Bien plus nous n'hésitons pas à déclarer, dût s'en indigner M. Fuster, que, étant donné, les théories économicosocialcs en faveur daus les Ecoles et Facultés de l'Etat, ce n'est pas au développement d'un tel enseignement que nous applau- -dirions, mais plutôt à sa restriction. 1\"'est-ce pas assez des débouchés actuellement offerts aux dangereux sophismes de !"économie libérale. Je sais bien que M. Fus ter attend beaucoup des Universités autonomes, de l'initiatiYe privée. ~lais il s'illusionne étrangement sïl e~père que dans ces Universités ou sociétés libres d'études sociales on pourra recruter de nombreux adeptes à cc libéralisme (qui lui est cher), qui remplace la concurrence individuelle par la concm-rencc collective, corporative et qui tout en repoussant le laisser-faire dans ses dernières conséquences, aus i cruelles que logiques, n'en afiirme pas moins l'urgente nécessité de combattre le socialisme, qu'il soit socialisme d'Etat, réformiste ou révolutionnaire. JUSTIFICA TlOX IXATTE1'DL'E. Dans le Journal des Economistes (février). M. Rouxel -écrit ce qui suit: Il y a des économistes qui s'ima_qinent que le travail à l"heure, et a fortion. aux pièces ou (o,·(ait, est plus p,·ofitable et plus agréa~le à Couvrier qu1 le travail à la jow·née. Cc n'est pa~ ~l. J:se,·tl'and (Illl se laisse p1·enù1·eà cette idée. Dans un rappol't ])l'éscnté au Congrè_s mrernat1onal socialiste ouvl"ier de Bruxelles et publié dans la Revue So_c,altste, M. Bertl'and demande au contrail'e la snrpre~s1on du travail aux p1ê~e,set à forfait. :\lalheu,.eusement les raisons qu'il invoque ne sont pas llien fortes. L'ouvrier qui travaille aux pièces a in_térèt à produil'e beaucoup et vite. Par conséquent, il gagne davantage., 11la_1lse_ patl'On profite de _cela_pour rPduire le taux ùe rémuncrat1on, d ou 11 su,t que le Ealaire revient a son taux primitif, sinon au-dessous et que l'ou,Tier travaille davantage, il faut -qu"il fasse des journées de plus en plus longues.
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