LA )IORT u·u ... )IILITAXT - LA URE:-('!' VERRYlrnX 347 dement unis et disposés à honorer les morts dont l'exislen1;r a été aussi dignement et aussi utileme!lt remplie que celle de notre pauvre et regretté compagnon. « Si l'homme de lutte était de bonne trempe cl de natnrc droite, si le propagandiste était enthousiaste et t>piniàtrt>, l'ami était d'une bonté inépuisable et d'une cordialité exceptionnelle. On ne recourait jamais en vain à sa bicnrnillante i1iterv,•ntion. Un bon sourire éclairait alors son visage aux traits accentués, sa voix se faisait paternelle et donce, répondant toujours par un acquiescement et nnc adhésion affectueuse. << On l'appelait familièrement entre nous, et cc nom lt, dépeint fidèlement: « Le Yieux brave homme )1. Le pins ùgé des militants du parti, il était doyen depuis la mort de Brisméc, et on !'entourait d'une amitié m<•lée de respect et d'une reconnaissance pour sa carrière si pleine de vraie noblesse. « Pa~1vrcil a vécu, pauvre il est mort, aYant son },cure, malheureusement. La collaboration active, pcut-èlrc au-dcssns de son àge, qu'il a prètt'•c ju qu·au dernier moment de Yitalilé au parti ouvrier et à la propagande socialiste a dù contribuer à le fatiguer et à le rendre plus sensible aux coups de la maladie qui l'a emporté, après une longue, tcniblc et cruelle agonie. « D'un cœur cx~cllcnt, d'une honnètctéscrupulcuse et d'une droiture rare, il amit des qualités dont tons ceux qui l'ont connu ont apprécié la valeur. « Il e:;t dt· ceux qu'on rnit partir avec une douleur poignante, l'ùme rem née, et dont la perte arl'ache des la;'mes aux plus rudes. Il emporte comme les autres chrrs morts dont le souvenir pleure encore en nous, un pendu meilleur de nousmêmes. Après avoir vécu côte ù côte et la main dans la main, affrontant misères et .:alomnics pendant de nombr0uses années, on ne seséparepointsansqu'un grand déchirement :le produise. « Laurent nous a quittés, nous ne !"oublierons point; et le parti ouvrier accomplissant son devoir, lui fera les obsèques qu'il mérite, honorera toujours sa mémoire eL se souviendra de cette belle et noble vie de prolétaire, pleine de dévouement et d'abnégation, si grande par son austérité et son esprit de sacrifice! ,, Louis BertranJ raconte au courant de la plume quelques traits de la vie toute de travail, toute de modestir, tonte de dévouemPnt, et aussi toute de misère, de l'infatigable prolétaire socialiste belge : « Quelle vie bien remplie que celle de notre brave camarade Laurent Verryken !
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