La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

LA ~IORT n'ux ~[[LIT.HiT - LAl:RENT YERRYJ(E),' 345 LA MORT D'UN MILITANT LAURENT VERRYKEN Sans la grave indisposition qui le retient au lit depuis plus d'un mois, c'est notre rédacteur en chef, qui aurait salué,à cette place le rnillant et méritant militant socialiste, que viennent de perdre à Bruxelles, l'ancienne Int<'rnationale et l'actuel parti ouvrier, dont il fnt l'un des fondateurs. Laurent Yerr,rken appartint à cette admirable génération socialiste qui fit toute !"histoire de l'Internationale et qui, quand celle-ci fut épuisée, fonda le, partis ouvriers social isles, qui, dans toute l'Europe l'ont remplacée et ia dépassent. Yoici, au reste, comment notre excellent confrère le Peuple s'exprime à roccasion de la mort de notre aimé et estimé correligionnaire Laurent Yerryken. « Un des plus anciens et des plus vaillants défenseurs de la cause populaire, Laurent Verryk.en est ail(> rejoindre dans la mort les amis dévoués que nous avons perdus durantces dernières années: De Paepe, Brismée, Yan Cauberg. Wal"t, De Ridder et d'autres encore, moins connus, mais non moins dignes et méritants. « Verryken, ou plutôt Laurent, car il était, depuis les premiers temps de l'Internationale, surtout désigné sous ce nom par les travailleurs, a été un de ceux qui ont le plus simplement, le plus loyalement et le plus noblemeut servi le peuple. « Ce prolétaire, fils de la campagne, qui connut tout jeune les rudes corvées du labeur mal payé, se forma tout seul; les connaissances qu'il acquit furent le résultat d'études pénibles faites après son travail.

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