La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

3l4 L.\ REYUE SOCIALISTE Le Conseil Municipal de Paris, dont l'activité hardiment démocratique se distingue heureusement de l'impuissance bavarde de nos Chambres, s'est préoccupé des bûcherons du Cher. Il a voté un secours de 1.000 fr. pour ces braves gens dont nous avons relaté les misères dans notre dernière chronique: - M. Deschamps, au nom de la Commission du travail. - <, Messieurs, votre Commission du travail a été saisie d'une proposition par laquelle M. Vaillant demande l'allocation d'un secours de 1. ooo francs en faveur des bùcherons sans travail dans diverses communes d11Cher, notamment à Uzay-le-Venon. « La situation malheureuse exposée par notre collègue a déjà prloccupé le Gouyernement qui, à la tribune du Sénat, a reconnu la nécessité d'y porter remède. « Moi-même, Messieurs, je connais personnellement l'état de misère contre lequel les malheureux bùcherons sont obligés de lutter et je puis vous affirmer qu'en venant à leur secours vou~ ferez le meilleur des actes de solidarité républicaine. (Très bien ! Très bien !) ,< En raison du caractère de votre vote,nous sommes persuadés que l'Administration l'exécutera d'urgence et sans difficulté. Nous vous proposons, en conséquence, d'adopter le prvjet de délibération suivant: ,, Le Conseil, ,, Délibère : « La somme de 1 .ooo francs est mise à la disposition du maire de Uzay-le-Venon et des autres communes du Cher où la privation de travail réduit à la misère les familles des bùcherons, pour atténuer cette misère. ,< Cette dépense de 1 .ooo francs sera créditée sur la réserve du budget de 1892. " Ces conclusions sont adoptées ( 1892 ; C. t 9). D• A. DELON.

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