DE LA PROTECTION OUVRIÈRE E~ FRA:'.\CE 305 cc Est-ce à dire que les tra yai lieurs <loivent 1·ester iudifféren ts? ::-ion. ,, Si la Bourse du travail ne doit pas se jeter entre les opinions qui se partagent les travailleurs, elle a néammoins le droit - dont elle a déjà usé - de manifester pour la République, car nous sayons que c'est à la République que nous devons la liberté dont nous jouissons et que la Bourse clu ti·avail disparaitrait auc la Republique. » Yoilà ce qu'on pouvait alors entendre dire, tous les jours, de la bouche de chacun des hommes qui appartiennent à la Bourse du travail de la ville de Paris. Ce n'est ni le moment ni le lieu de porter un jugement sur l'attitude prise par les corporations ouvrières qui ont leur centre à la Bourse dn travail. Il ne s·agit ici que de déterminer les faits. Or, ces faits démoutrent ceci. En allant au devant des revendicitions des ouvrie1·s, plein de bonne volante etde con(lance,et en laissantauxtraVQilleurs, dans tes etablissements mis à leur clisposition, leur aclminist,·alion vropre et toute liber·té d'action, le conseil municipal de Paris a devetoppe en eux l'espoir que la grande œuv;•e àe leur 1·elèvement et de tew· é;,iancipation peut se realise1· par la voie pacifique d'un travail d'organisation, et il chasse par là l'opinion préconçue que c'est par la violence seule que l'on pouvait aider à la classe ouvrière. c·est aussi ce qui est arrivé au cœur même des pensées révolutionnaires. Il n'y pas non plus de motif sensé pour admettre qu'ailleurs les mêmes causes ne pourraient pas aussi produire les mêmes effets. Kons formons des vœux pour que ce rapport et les enseignements qu'on en peut tirer trouvent bon accueil partout. H. G REULICll. 20
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