La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

302 LA REVUE SOCIALISTE Paris. Tout savant et gpirituel que soit ce rapport, il n'en est pas moins exclusivement un ouvrage de parti et de parti pris, qui démontre avec la plus grande clarté que le rapporteur, qui est,et1 même temr,s le chef de cette sectiot1XVI,se range opiniâtrement du côté de l'école de Manchester. Il n'y avait donc 1•ien à trouver, dans la section de l'exposition universelle spécialement destinée à ce domaine, de ce que le Conseil municipal de Paris avait positivement fait pour la classe ouvrière, dans le sens même du programme. Pour nos études, il nous fallait donc chercher les matériaux ailleurs. Gràce à la chaleureuse recommandation de M. Ed. Vaillant, conseiller municipal, ainsi qu'à l'affabilité et aux prévenances de M. Lmnbeau, sécrétaire du greffe municipal de Paris, nous y avons réussi. II. LES INSTITUTIONS DE PROTECTIO:-1 OUVRIÈRE PAR LE Co:-.SEIL MUNICIPAL DE PARIS. (Gonclttsions). Dans le présent rapport sur la Bourse du Travail,nousavons dû restreindre notre cadre.extérieur. Aussi ce rapport est-il loin de pouvoir offrir une image complète de ce que le Conseil municipal de Paris a déjà fait et discuté pour le bien-être de la classe ouvrière de la capitale. Même dans les décisions et les institutions que nous avons mentionnées, l'exposé que nous ·avons fait -0st loin d'être Apuisé; nous n'avons pu donner qu'une idée générale de l'intention dont sont émanées ces institutions et de la forme approximative qu'elles ont reçue . .Maiscette image est des plus satisfaisantes. Ce qu'il y a là de plus remarquable ce n·est pas uniquement la ferme volonté <l'arriver à protéger et à libérer l'ouvrier, ni l'esprit fortement imbu d'idées socialistes qui caractérise ces diverses décisions. Ce qui brille avant tout ici, c'est la con(lance absolue que te Conseil municipal de Paris témoigne aua; ouvriers de la mét1·opole. On n'y voit poindre aucune trace de ce besoin de domination, de cette passion des formalités bureaucratiques qui,presque partout ailleurs, ont toujours accompagt1é jusqu'ici les institutions créées pour le bien-être de la classe ouvrière? Bien plus! A qui cette confiance illimitée est-elle accordée? A une population qui est saturée,jusqu'à la moëlle,rles idées de révolu-

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