La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

DE LA PROTECTION OUVRIÈRE EX FRA:-.CE 3Ql En ontrf', un espace assez considérable de cette petite vitrine était rempli de ,:hoses qui n'avaient aucune espèce de rapports avec les points du programme et qui auraient dû être exposées ailleu1·s, ainsi lC's volumineux rapports de la ligue britannique contre la prostitution (british federation) et nombre de conslitntions d'états et de communes américaines. I\ous ne voulons pas rechercher si l'on aurait pu découvrir, dans les rapports des autorités communal1>s britanniques (british local goverument board), quelque chose qui ait trait au programme, mais c'est fort peu probable. 011 pouvait alors prévoir que l'étranger serait bien faiblement représenté dans cette section. En effet, il n'y avait de conforme au programme que les matériaux fournis par la Suisse sur la législation relative aux fabrique,: et à l'alcool, les publications de la société du Grütli et du secrétariat ouvrier suisse; puis en:rnite la loi autrichienne sur les arts et métiers et les rapports des inspecteurs de fabriques et enfin nne pelile collection de rapports des bureaux américains sur la statistique du travail. ~lais celui de tous les pays qui était enco.re le plus pauv1·ement représenté dans cette section, c'était certes bien la France. Il n'aurait cependant pas été bien ditflcile de se procurer, par la voie otflcielle des rapports d'enquêtes, des procès-verbaux de délibérations de chambres législatives et autres, et ùes lois qui concernent l'ouvrier. Eh bien! il n'y avait rien de tout cela. Qu'y trouvait-on de Paris, la ville même de l'exposition, dont, depuis des années déjà, le Conseil municipal avait débattu le programme presque entier de cette section XVI? Assez peu de chose: des rapports et des procès-verbaux de:s séances sur la question de la création de logements à bon marché, avec plans, devis et un cahier des charges. Ce serait certainement intéressant au dernier point de vous préseuter ces rapports et ces procès-verbaux, car on peut y puiser un riche assortiment d'idées. Malheureusement, on s'aperçoit, quand on a fini d'étudier tous ces matériaux, que les débats n'ont pas eu de conclusion, car le Conseil municipal n'a accepté aucune des solutions proposées pour cette question. Conséquemment, tous ces intéressants documents n'ont qu'une valeur purement académique. Après avoir fouillé en tout sens la vitrine de la section XVI, nous n'avons plus, outre les matériaux ci-dessus indiqués, pu découvrir qu'une seule pièce émanant de Paris, savoir le rapport de M. Léon Donnat sur les diverses propositions concernant la taxation otncielle de différentes denrées et l'institution de services publics pour la fourniture des denrées à la ville de

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