t.\RF.T ET LES ICARIE:-S 201 CABEETTLESICARIENS (Suite) Les hostilités se multiplient de toutes parts. Les anciens amis de Cabet, séparent leur cause de la sienne depuis sa conve1·- sion au rommuni me. Lamenais, Ledru-Rollin, Arago, Cormcnin profilent des occasions opportunes pour accenl,twr cet.te scission. Le _Yr,tional tourne 1·rcarie en ridicule et la Ré(Oï'me lui fait la guerre, comme compromettant ridée républicaine la plus arnncée. Cabetrépondà toute les attaques soit dans le Populoi,·e, oit dans des brochures nombreuses, où il prend à paru tantùt un des assaillants, tantùt un autre, et tàche de leur prou,·er à tous que la communauté, comme il la comprend, peut seule réaliser les principes de la démocratie moderue. C'était là sa ferme conviction. Il l'exprime ,L chaque instant aYec rardeur d'un apùtre et l'enthousiasme d"un prophi•te. Il se pose, non sans quelque vanité, comme l'inaugurateur de la régénér11tion sociale indiquée par l'histoire. Une telle assurance est contagieuse: elle lui vaut chaque jour de nouveaux disciples, qui se comptent bientôt par milliers et exhortent le maitre ou le nebe à leur ouvrir les portes de !'Eden visité par lord \\'. Carisdal. Cet Eden, il voudrait le fonder en France méme; mais il rencontre d'invincibles obstacles dans le mauvais vouloir de Louis-Philippe et de son cabinet qui croiraient la monarchie perdue si une semblable expérience était autorisée. Craiute tout à fait mal fondée! Et Cabet était sans doute sincère quand il déclarait que son système n'est pas plus impossible avec un
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