La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

200 L.\ REY!,;E SOCIALISTE Si, en effet, nous von Ions nous donner la peine de songer à l'immense révolution accomplie depuis les àges préhistoriques jusqu'à 110sjours, dans notre état social, dans nos mœurs, dans nos idées, il me semble qu'on aurait plutôt lieu d'être frappé de la merveilleuse rapiditô de notre développement général, de la vitesse <'.•to11nantdeu progl'ès humain. Une vie humaine de tiO ans est relativement courte; et l'on dit d'un homme de cet âge qu'il est à peine un vieillard. Hé bien! cent existences de 60anssufJiraient à remplir tout le passé humain, depuis les origines historiquesjusqu'an temps présent. Cent hommes de GOans se tenant par la main, suffiraient à représenter la longue sél'ie des siècles écoulés, depuis l'époque des Pharaons jusqu'à nos jonrs. Un tel exemple, bien loin d'accuser l'infériorité du génie humain, n'en fait-il pas sentir, au contraire, l'extraordinaire puissance d'impulsion ? ~ous sommes aujourd'hui définitivement orientés vers la Justice et vers la Yérité. Marchons donc sans ralentir le pas, en nous disant que pins tùt nous aurons franchi cette dernière étape qui nous sépare encore du but, plus sùrement nous aurons, non seul~mcnt sen·i lïrnmanilé, mais aussi sauvé notre patrie. Disons-nous bien que cinquante années encore de ce régime qui voue notre pays à Ja dépopulation croissante, et c'en serait fait de la France . . Henl'i ArnEL.

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