DU GOV\"ER'Œ)IElH DA:\'S LA Dli)IOC'R.,TIE 155 DUGOUVERNEMENT DANLSADÉMOCRATIE D"APRJ~S M. DE LAYELEYE La mort de 'M. de Laveleye a surpris et ému douloureusement IC's amis de la Démocratie, de la liberté el du socialisme, au moment même où le maitre vénéré venait de donner uae preuve de pins de sagénéreuse activité intelC'ctuelle el de sajeunesse d'esprit eu publiant un important ouvrage en deux volumes : Du Gouvernement clans la Démocratie. C'est cc traité de science politique qnc nous présentons à nos lecteurs, avec le senliment de tristesse, dont on ne peut se défendre en songeant à la disparilion d'une aussi noble intelligence. Les premiers chapitres de l'on vrage sont consacrés àdC'sconsidérations abstraites et générales touchant le Droit, la Justice, la Loi.La définition du D,·oilquc M.de Lavcleye emprunte àYollaire nous parait tout particulièrement heureuse: « Le Di·oit est tout « cc que la raison reroanait certainement comme un moyen sùr « et aurégé do parvenir au bonheur et qu'elle approuve comme ,1 tel ». Ainsi compris, le Droit parait résulter de l'Interét social, entendu dans le sens le plus large et le I1lus éle"é du mot. Aussi, trouvons-nous quelques lignes plus loin la définition suivante du droit de propriôté: ,1 La forme d'occupation et « de détention de la terre et des choses qu'on en tirC', la plus « favorable à la production abondante des biens, et, par consé- « quentau bien-être général. constitue le droit de propriété légi- « time: à telle époque ce sera la forme collective; ù telle autre, « la forme individuelle.» Cette définition remarquable s'accorde parfaitement avec le point de vue socialiste. li est évident, C'n
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