La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

68 .L.\. RE VUE SOCI.\LISTE non velles Iignes décidées, elle terminait par la déclaration inopinée suivànte: « Kous inspirant des discussions de principe dont s·est, à « plusieurs· reprises, occupé Le Conseil municipal, nous vous « offrons d'e1Jtre1' en négociations pour l'abolition du monopole « de la Compagnie des omnibus défini par Je traité de 1860, à « la condition que, conformément aux doctrines économiques « de la grande majorité du Conseil municipal, la liberté des « transports en commun dans Paris sera entière pour tous. » C'était. se moquer agréablc:·ment drs notifications préfectorales, autant q11edes délibérations du Conseil. La Compagnie ne s·en tint pas là: ra~sant des paroles aux actC's, de la théorie de la liberté drs transports, si étrangement invoquée dans cette communication, ù la l)ratique, elle supprima d'un coup trentedeux yoitures sm ses diff{·rentes lignes. L'AdministraLion au lien de sévir comme c'était son dcrnir, de rétablir c1·omcc les voitures supprimées et dïnstituer aux frais de la Compagnie L'exploitation des lignes créées par le ConSt'il, engagea des ponrparlers aYec elle. En 1881, la Compagnie rétablit dix-neuf de ses voitures supprimées, se refusa obstinément ù. remettre les :rntres rn circulation, opp0sa une fin de non recevoir absolue aux demandes d'établissement de lignrs nouvelles, et attendiL les évènements. Elle savait ù. quoi s'en tenir sur l'étH'i'gir 11dministl'ativc cl, forte de la faiblesse de celle-ci, restreignait dr plus en plus les dépenses effeclives de matériel, d:ontillagc et de carnleric, pour faire face aux dôpenses d'amortissement et d'intérêt des obligations qnc la Yillc L'avait laissée émettre sans besoin .......................... . Rouanet fait ensuite l'histo1·ique du différend qui devait alJoutir aux <!eux votes de déchéance de 1888-1889, et mont1·c comm"nt le Conseil pl'écé<lcnt a été amené à crttc mesure radicale, tous les autl'es moyens de cont1·ainte, notifications, pomsuites judiciaire.· étant à la t'oi::,uilatoires et incomplets. ~otre collaborateur n·a pas de peine à justifier la cléchfancc par l'incapacité de la compagnie à assurer le service <les transports en commun, incapacitJ dont la population parisienne se pla•int vi,·ement et contre laquelle grâce à la roupable complicité de l'administl'ation cent.raie et des p1·éfectul'es de poliee et de la Seiue, la municipalité parisienne est impuissante. Rouanet s\~lève éloquemment aussi cont1·e le surmenage <lu personnel. Le système de travail organisé par la Compagnie des omnibus <'St bien un système extraordinaire, sans analogie avec aucun autre régime. Non seulement ù Paris, mais même en France, en province, où les C(1nditiom; matérielles du travail sont plus dures que celles en vigueur dans la capitale, il n'existe

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