6G L.\ REVUE SOCL\LISTE millier de boLtes de fourrages. Cc sont les chiffres rclon~s au bilan de la Compagnie! En 1870, nouvellr acquisition d·ateliers rue Championnet; cctlc fois, la déprnsG totale engagée s'élevait à plus do onze millions, et le Consril d'administration, dans '>Oil rapport de la mèmo a11nér, expliquait très clairement pourquoi l'acquisition de ces immenses terrains, alors que le rapport de l'année préc(idcnte constatait que la supol'ficio des ateliers antérieurs suffisait largement à tous les besoi11sindustriels: « L'expérience nous a « démontré, lisons-nous, qu'il y avait avantage à acheter de <( grandc·s surfaces de terrains et à réduire autant que possible « les dépenses de construction. Ainsi la plus-value que l'rneni1• « rese1·veaux terNtins p1·o(ltera à la Sociéte ... » En d'autres termes: nous réduisons dans dos proportions considérables les bénéfices immédiats (quïl faudrait partager avec la Yille de Pari::;) de notre exploitation ; mais, quand nous serons arrivés 1•11 fin do concession, nous aurons à nous partager des Yalours de fonds social importantes - acquises au détriment do la Yillc et sans quo Lidministration préfectorale se soit opposée en rien à cotte constitution frauduleuse d'un nouveau fonds social. En résumé, Messieurs, pour récapituler cette partie de notre historique, la Société dos omnibus, notre associée, fondée avec un apport majoré de trois millions et une souscription de 10,000 actions ù 500 francs, soit un fonds social maximum do huit millions, présente aujourd'hui à son bilan un actif de 132,617,785 fr. 20 c. (bilan de 1880); - soit, si les chiffres du bilan sont exacts, après un dividende moyen de 4!'> fr. 99 c. par action de 500 fr:incs, distribué au cours do la cuncession, ou 1,GOO,OOfOrancs environ do bénéfices annuels perçus ùe 18Gl à 1830, un reliquat total do 121 millions acquis à la Compagnie! La Ville, en fin do concession, n'a aucun droit sur ce reliquat. C'est ainsi qu'ap1·èstrente-six années de plantureux divi<lr.ndcs, moins de huit millions de ve1·sés sonL devenus plus de 13Z millions de 1·é,disés sui· le public rançonné, sui· le personnel exténué et mal payé. L'administration municipale de la Troisième République mo:ns douce aux Yolelll's que les fai~eurs impét-iaux aurait voulu réagit•; mais les maltotie1·s se sont révoltés. Ecoutons Rouanct : Dans le rapport de 1882, la Compagnie disait: « L'année « clcl'llière, nous avons pu 1ù1,liser une économie do GOO,OOO fr. « 011 réduisant le nombre de nos voitures pondant la mauvaise « saison. Mais cette a°:née, l'Administration ne nous a pas « permis cl'agir ainsi. Ette nous a obliges à niatntenir nos
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