552 LA REVUE SOCIALISTE tecLion douanière un principe absolu, une sorte de dogme, comme on a fait si longtemps du libre-échange ; Alle ne voit. dans la protection comme dans le libre-échange, que des procédés de réglemenlaLion internationale, des échanges bons ou mauv::iis, selon les Lemps, lt.=>lsieux, l'étal économique el financier des différents peuples. Le meilleur à ses yeux, pour une nation, est celui qui lui assure la plus grande somme de travail, puisque plus il y a de travail, plus il y a de capital et par conséquent plus de salaires pour la masse laborieuse. » Tout cela ne veut pas dire grand'chose, ce sont des mols, La question se réduit à savoir s'il est bon ou mauvais d'élever les tarifs et si les ouvriers doivent y gagner ou y perdre. Pour le monde ouvrier, un régime économique quelconque - en prenant lt. mol économique au sens particulier qu'il a ici, - est caradérisé par le Laux du salaire, l'abondance de la main-d'œuvre et le prix des denrées nécessaires à la vie, surtout des objets <l'alimenta lion. C'est donc sous ces trois aspects qu'il faut considérer le relèvement des tarifs douaniers, pour savoir qu'elles seront ses conséquences . .. ,. .. Le ~alaire lienl dans le rapport une place très importante.« Ce que nous avons à défendre par les tarifs de douane,c'est donc la main-d'œuvre, c'est-à-dire le travail el le pain de nos ouvriers. Sur l'ensemble des frais généraux, nos industriels onl opéré le m:iximum des réductions possibles; il ne reste plus que la main-d'œuvre de compressible, et c'est sur elle que retomberait fatalement l'insuffisance de nolre nouveau régime économique. << Il ne peut entrer dans la pensée de pers 1 mne de réduire les salaires de nos ouvriers qui, dans certaines branches de producLion, sont manifestement insuffisants. C'est, au contraire, à les relever que nous devons tendre de toutes nos forces, et il n'y a qu'un moyen pour cela: c'est de maintenir le cours de nos produits à un taux suffisamment rémunérateur en empêchant leur avilissement excessif par la concurrence étrangère. C'est ainsi que les tarifs de douane se lient à la question sociale ellemême dans ce qu'elle a de vlus aigu. n La conclusion naturelle, c'est qu'il faut relever nos tarifs. Seulement M. Méline oubliant que dans le paragraphe précédent il signalait une augmentation de salaires, depuis 1860, annéf' des traités da commerce, une augmentation allant pour certaines industries jusqu'à 50 ¾ et même davantage. De sorte que nous sommes en présence d'une étrange contradiction : on paraît attribuer à la liberté commerciale l'augmentaLiou des
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