DE LA SOLIDARlTÉ. SOCIALE leurs aptitudes ou lenr faisant acquérir des aptituùcs sous l'influence de leu!' adaptation aux circonstances auxqurb ils se trouvent soumis, créant en un mot l'organisme social comme 11n ororinisme vivant (1). La rrproducLion et la nutrition del' enfant qni ne pruven t t•tl'c ni<·essr rctrou vent donc dans l'humanité comme le germe le pl ns inùiscutable de la société humaine: c'est lù. un fait de zo0logic généralr que nous retrnuvons à l'origine <lela Yie animaiL' che;r, les protoorganismcs ou les procédés les plus simples dè la génération ou reprodnction par division (fissiparité, scissiparité) ou bourgeonnement établissent nettement le caractère et l'originPorganiques de la solidarité sociale, depuis L111imal-s011cheou polyzoïstc (polypiers) par génération asexuée, j usqu 'ù l'animal supérieur c-.ompkt asec la génération sexn '•cet l'apparition des caractères <l'ordre moral dont nous en faisons lesfacteu i'S socicwx. Les zoologi~Les en effet, ont parfaitement établi q11cle fait de la reproduction n'est au foncl qu'une. impie moLlalité de la nutrition, une diffé1'cnciation du monvemcnt d'acl'roisscmC'nt 1111triLif ~oit pat· une di,·ision de la totalité de lïndh·idu (lissiparit,·•) soit par une ùi,·ision partielle qui peut c'·trc ext!'.•ricnn' (<•xogt'llt.'se, bourgeonncmen1) ou intéric•ure (cndogl·nbc, ovulation, o,·ipariLt·, Yi,·iparit<'.·). Si l'on YCnt prendr<' 11ncilléc pr!'.•cisl'cl11caractère eL <ll' l'origine organiqnc', biologiq11ede la soliLlarilt· sociale, il est inclispensablc dl' ponrsni \'l'l' l'élude d<' la forn1alio11 des sociéL<•'.a• nimales, d'autant plus qne, au moins pour cc tll!i concerne les protoorgani-:;mcs et gén<'.•ralc'rnenttous IL'sa11imanx inft'.•ricurs, on n·a ni la rc'ssonrcc ni la trntation dïn,·oq11c'r des caus<'Smorales eL que l'éYolntion sociale nous apparait ninsi plus claircmcnt,commc la résnltantc Lont0 natu1·elk d'111Hs'orte d'équilibration moyenne constante qui tend san::; cc~se ."t s·t•tahlie cnLl'e l0s forces organiqnes et les forces ambiantes, c·csL-ù.-uirc par le jC'll de la soliclrrYite. Rien de plus insleucLif sous cc rapport que de nuJrtiter le beau travail d'Espinas sur lrs ,','ocietés animrlles (Z). Quand on paele de l'origin<' de la famille hwnnine (3) il ne faut pa::;oublier que les faits nous obligent ci. considL•rcr notre ancèLre tomme un simple· anirnnl, 0t que le meilleur moyen pour nous çl.'arriver à. nous faire une juste idée (l) ~ous ,·oyons ainsi la solidarité sociale <lériYer rie la solidanïé oi·ganique ou biologique, celle-ci de la solida1·ité l)hysico-chimique et cosmifJue, Jesquell~s ne sont que des expressions, des modalites di!foreutes de la solidarité unive1·selle, du solidarisme. (:2) Espinas: Les Socùités Animales. (3) Giraud-Teulon : 01·igine de la Famille.
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