1 . 380 LA REVUE SOCIALISTE minelle. Paul Lebarrois a remarqué, en wagon, au cours d'un ,·oyage en Ualicie. une jeune juive. Séphorah, sur laqnelle il essaie son pournir hypnotique. Ils deriennent amants. Forcé de rentrer à Paris pour un temps, il laisse Séphorah chez son père, mais ni l'un ni l'autre ne peuvent s'oublier. la distance ne les sépare pas; entre eux, subsiste un mystérieux lien fluidique, qui leur permet à certain jour de conrenir d'un rendez-vous P>" un moyen encore peu usité, sorte de communication cérébrale. qu'on a baptisé récemment télépathie. De leurs amours singulières, atrocement énervantes, car à l'hypnotisme s'ajoute une peu banale lnbl'icité, il résulte la folie pour Lebarrois, le meurtre décent et hypocrite de la maitresse par l'amant. i\I. Henry Nizet ne nous parait pas attribuer d'origine extra humaine et il conrient de l'en louer, à ces phénomènes qui peurent éridemment surprendre, mais qui en somme sel'Ont tôt ou tard fort exactement expliqués par la science. En quoi peut-on tirer de tels faits, des arguments contre l'idée matérialiste? Pour les expliquer, il n'y aura qu'à obserrer ces phénomènes, à les étudier; ce sera beaucoup plus sûr et plus probant, que les révélations d'outre-tombe, en lesquelles espè1·ent certains auteurs spirites. L'Androgyne. Joseph in PELADAN-. Dentn, éditeur. En ce livre, l'auteur a voulu indiquer l'idéal de virginité pour un adolescent. Si curieux que soit son Samas, l'androgyne, et si intéressantes que soient les théories de l'auteur sur l'éducation - louangeuses à l'excès pour le système des jésuites - cette œuHe du Sar Peladan, ne mut pas les œuvre:,; précédentes. :\'ous arons trop de respect pour la loyale conscience de ]'écrivain de Vù:e Suprème et d'lstar, pour nous permettre de traiter ironiquement son dernier ounage. Qu'il nous soit permis toutefois de !ui témoigner notre désir de lui Yoir prendre une prompte rernnche. Sous le titre J. Barbey d'Aw·evilly, Jmpr€ssions et Soiwenirs, l\I. Charles Buet nous retrace la vie et l'œuvre, nobles el. pures, toutes deux, du maitre écrirnin, dont il a été un des meilleurs amis et dont il demeure fidèlement un des plus ferrents admirateurs. C'est moins ici une étude simplement biographique de l'auteur de chefs-d'œuvres tels qu'un Pi·ètre 11ia1·ie et ]'Ensorcelée que la rérf'!ation enthousiaste des délicatesses <l'âme d'un éminent esprit. Riche des dûcuments précieux qu'il a su recueillir, des lettres qui lui ont été communiquées, M. Chal'ies BuetP.n les l'eproduisant à maintes pages, s'est plu à s'effacer pour mieux laisser apparaitre dans sa gr[tce patricienne, sa solitaire fierté, son intacte et haute probité littérai1·e, la physionomie de l'écrirain de _grande race, qui a réalisé le
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