REVUE VES Ll\'RES 381 mieux le type du gentilhommes de letfres. - Tour à tour. M. Ch. Buet étudie en Bal'l,ey d'Aurerilly. lP, Journaliste. le Poète et l'artiste, le critique, le romancier. le catholique, car il a été tout cela, d'une manière supérieure, et toute personnelle. A une époque d'agiotage et de mercantilisme, Barbey d'Aurevilly, a récu fièrement et hautainement fidèle à des principes. que nous pourons ne pas aimer, mais que nous respectons, quand ils sont défendus arec une si ardente conviction, une si sublime foi. Si l'idée monarchique et catholique n'a pu triompher avec un tel soldat, un si vigoureux apôtre, c'est donc qu'elle est ,·raiment dégénérée et à toujours condamnée; du moins Barbey d'Aurevilly aura-t-il eu l'honneur insigne de donner l'exemple aux siens d'une braroure admirable et d'une conscience irréprochable. Il a été le dernier Bayard de la monarchie, il ne rencontra guère que de l'ingratitude chez les siens toutefois. A la rentrée des Bourbons, jadis, personne ne. e souri nt des senices rendus à la monarchie par les rebelles de la Yendée et de la Bretagne. par contre on gorgea la courtisanaille, qui s'était exilée avec Louis, en Courlande, à Mitau. Rythmes pittoresques, pa1·?llaric Kr·yzinska. Lemel'l'c, éditeur. J\fme Marie Kryzinska. encore que sa tenlati,·e ait été assez perfidement omise par certains propagateurs du symbolisme - bien a\"ltnt de judaïques adaptateurs, - avait en 1882, publié dirers poèmes en \"ers libr·es, et essayé de co11stitue1·une nou\'Clle forme ha,·monieuse du vers. l\I. J. H. Rosny en une substantielle préface Je constate, l'innon1tion de M111 c Kryzinska est le seul remède qu'on puisse apporter it la décadence de la poètique, à la condition t,rntefois, dit l'auteur du Bilatéral. qu'on y introduise du virant, qu'on rrnoû,•elle le stock des images et des métaphores, qu'on suire le mou,·ement progressif de la prose, qu'on érite la mort orientale par l'excès d'eni itès, la stagnation chinoise dans l'allégo1·ie. L'hommage que J. H. Rosny, rend à l'œurre de Mme Marie Kryûnska, peut la consoler de l'oubli \'Olontaire où les pseudo rénornteurs ont roulu la laisser. « \'otre prose rythmée possède une harmonie délicate; l'euphonie des mots, le système des assonnances, la modulation de la période et, d'autre part la grâce, l'inattendu, la cùnéentration, la sa\"eur des images ne laissent pas un instant de doute sur le caractère nettementet belleme11tpoët.ique de votr,! trarnil », dit.M. J.H. Rosny. Nous voudrions pouvoi1· citer quelques pièces de e;et excellent et remar-quable \'olume. mais la place nous manque. Qu'on lise R.yth1,1espillo- ; esques et qu'on s'arrête plus particulièrement à ces délicieuses choses : Ronde de p1·intemps, les Fenét1·es, le Hibou, la Cha,·it<f. Danse d'Espagne, Danse d'Orient, les Javanaises.
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