LE CO~GRfS DB BRUXELLES 3Gl vise plutôt la personne assise sur le trône des czars, que le tronc lui-même et les institutions quï l'entourent. Pour menacer dans leur existence ces institut.ions esclavagistes, il faut donc rentrée en lice du prolétariat, son instruction, son organisation, son éducation politique et sociale. Il y a donc place en Russie pour un parti démocrate socialiste, qui ne méprisera pas les libertés politiques, qui saura être révolutionnaire au moment opportun, qui dirigera consciemment les premiers efforts on vriers vers la conq uète des libertés néèessaires au développement scientifique et pratique du Socialisme. ROUMANIE Rnppo1·t du pa,•!i ou1..wiu. -- Le socialisme collectiviste en Roumanie n'est pas u110doctrine professée par un petit nombre, mais le programme d'un parti justifié par les conditions économiques du pays. En Rouma11ic il n'existe qu'une industrie commerçante ot par conséquent un prolétariat indnstriel peu nombreux; mais clic a llvcc des formes politiques libéralesbourgeoises, une grande propriété terrienne, - et un prolétariat agricole comptant plus de .quatre millio-ns de paysans. Tandis qu'en Occident les institutions bourgeoises sontrœnvre de la bourgeoisie triomphante, en Roumanie, c'est plutôt la bourgeoisie qui est l'œuvre des institutions bourgeoises. Afin d'arracher la Roumanie à la prépondérance de la Russie, la diplomatie européenne et particulièrement la France aidèrent puissamment les révolutionnaires bourgeois roumains relativement très faibles à vaincre la féodalité relativement très forte, à débarrasser les paysans ùe leurs relations obligatoires seryagistes, avec les boyards et les eolicoï, à distribuer, après une lutte qui dura de 1818 à 1861, un infime lopin de terre à chacun des serfs (ïobogi) affranchis, comme propriété individuelle et inamovible. Les paysans no purent vivre avec leurs mauvaises parcelles qu'on leur avait distribuées et durent se remettre sous la dépendance des gran<ls propriétaires, qui leur imposèr0nt de scandaleuses redevances féodales. La plupart durent ml·mc, sous différentes formes, céder leurs terres à la noblesse et it la bonrgcoisiP, et cela en dépit de la loi de 1864 qui avait consacré l'inaliénabilité de leurs petites propriétés. Un ministre courageux, M. Rosetti dut se retirer pour avoir réussi à faire voter une loi
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