La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

30 LA REVUE SOCIALISTE Aulre pays, même misère. Un pasteur de Berlin affirmait eu 1889, qu'il existait dans la capitale prussienne G.000habitations privées totalement d'air renouvelable et de lumière. Ces habitations sont dans des caves, du côté opposé à la rue, sur laquelle elles n'ont par conséquent point de fenêtre; elles n'ont pour toute ouvertnre qu'une porte sur un couloir obscur. 6.000 habitations à -1 ou 5 habitants chacune, soit 2-1,000à :-30,000citoyens de la « \Veltsta<lt » germanique, dont le chiffre total de la population est actuellement de 1,500,000 ùmes environ. Après Berlin, Hambourg est la ville de l'Allrmagne qui, au point de vue de l'habitation dans les souterrains, - spécialement malsains dans cette localité à cause des émanations qui se dégagent de son sol humide - se trouve la plus mal classée._ La statistique de 1885 y porte à 6,015 sur 100,002, soit G,91 ¾, le nombre de ces sortes de logemenLs, dans lesquels vivent 31,381 personnes. Le chiffre total de la population deHamhourg, à cette date, était de 154,Hl. Au lieu de s'être amélior60, la situation semble avoir plutôt empiré depnis, à cause de la tendance marquée des constructeurs de maisons, de réserver u11e partie de chaque sous-sol à l'habitation, avec on sans petit négoce. Breslau occupe le troisième rang des grandes villes d'Allemagne dans cette statistique, avec 3,242 logements dans les soussols sur 07,772, soit 4, 57 ¾• Crs 3,2-12logements étaient occupés (en 1885) par 10,113 habitants, sur un total général de 28ï,38ï. Dresde, avec 1,531 habitations souterraines snr 56,152, soit 2,59 ¾ (en 1885), vient en quatrième rang. Le nombre des habitants de ces sous-sols était de 5,919, sur un total général de 228,260. Après vient Leipzig, avec 32 sous-sols habités sur 53,2!1 demeures - représentant une population de 2,273 sur lü5,0î5 àmes (1). Fant-il accumuler les citations et parler des conditions dans lesquelles sont logés les ouvriers d'autres pays î De l'Autriche, par exemple, ou les tisseurs de Boemerstadt (Moravie) habitent dans des cabanes qui ont l'air d'étables et ou l'on trouve dans des chambres de û à 10 mètres carrés et de 2 mètres ù 2 mètrrs et dem1 de hauteur jnsqu'ù vingt personnes! Ou, ù Vienne même et dans les environs, les ouvriers des tuilrrics sont entassés dans des baraques divisées en grandes chambres longues (1) E. i\l. <lans la Revue socialiste 1890.Voir aussi W. Œchelhaüser: Soziale Fragen, Berliu 1889.

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