322 LA REVUE SOCIALISTE Leroux, CalJct. Dczamy, Proudhon. Consir!é?·ant, Pecqueur, \ïdal. Karl :'IIarx, Robel't Owen, Lassalle. ToutTeil, Fauvcty et J .-S. !\lill, son auteur de prédilection, l'initient tour à tour aux œuvres de la sricnre, et lui révèlent tous leurs se('rets et le voilà si IJièn fené, désormais, sut· les que:;tions qui le pl'éocrupent et l'absorbentq,1'il nous offre coup sur coup: en 1871, La T1·oisièine dé(aile du pl'Olétal"iat f,·ançais ; en 187':2: Exzwsé cles Ecoles socialistes fl'(lnçaises et l' Inteniationale, son histoire et ses z7rincipes; en 1873. Spai·- tatus: en '187-t, Socialisrno, Religio':te, famiglia. vropi·ietà, texte italien ; en 18ïô, Ilistoire Cl'itique del' Economie politique; en 1875-77.collaboration à la Pli>be de l\lilan, au Povao de Palerme, au Mfrabeaii de Verviers, et fondation ( avec le regretté ])' César De Pacpe et i\lru' André Léo) de la Revue: le Socialism,1 PJ'Ogressi(; en '1878, IIistofre du Socialisme; en 18i9. traduction de Travail et Capital de Lassalle, et cle la Quintessence du Socialisme de Schœflle; en 1880, après l'amnistie, il crée !'Emancipation, publie en 1881 lc volume'["' du ~ouveau Parti, le Parti ouvrier; en 1882,le volume 2 du Nouveau Pw·ti; en 1883, le Manuel d'Economie Sociale; en '188'1-8:-lie, s cinq tomes de l'Histoil'e du Socialisme commencé en 18e2; enfin il fonde la Revue Socialiste devenue l'organe central du Socialisme théo,·iquc frnnçai$, t.out en ('Ollahornnt à une foule de journaux, lé Prolétaire, l' Emancipation sor.iale, le Citoyen, le Ti·availleui·. l'intransigeant, etc. Ilé bien, n'est-ce pas une magie que la mirobolante aventure de cc gueux-là: pâtre dès son enfance, charieur et. laboureur ayant son tirage au sol't et député de Pat·is avant que i-a trentaine ait sonné; mais n'est-ce pas 1111 enseignement aussi? Jadis, quand la Révolution écl"'ta. si l'aristocratie ét;til puur1·ie jusqu'a11x moëlles et le Tiers d~jà cOt'l'ompu, la plèbe, elle, au cont.rait·e avait toutes les vertus, stél'ilisées souvent, il est vrai, par son ignorance et c'est chez elle sul'tout que la France, menacée par tous les potentats cle l'Europe, y compt'is le sien propre, recruta les hél'os qui s'empat'èt'ent de la Bastille, des Tuileries et guidèrent à la victoire les volontaires de la République: Hoche, Kléber, Augereau, Marceau, Soult, Lannes, i\Iasséna, Ney, i\Illt·at, Bessières, tutti quanti. i\Iaintenant, de nos jours où labourgeoisie est plus dPpravée et plus vaine que la noblesse en 1789, n'appartient-il pas au Quatrième Etat de la remplace!', ainsi qu'elle même supplanta le deuxième Ordre entièrement inepte en affaires publiques? On ne se lasse jamais de citer Clade!. parlant des hommes du peuple. Lisez encore : Oü rlonc demain, sinon là, le pays en danget· puiserait-il des hommes? Ils en sortent tous nos historiens plus vibrants, artistes et philosophes: Hugo, Rude. i\Iillet, Pierre Dupont, Cout·bet, Proudhon, i\lichelet, et l'àp!'e utilitaire dont ici j'ai résumé les travaux, et des myriades en surgit·ont. Hier, illettré, cc paout· qui m'enchante est aujoutd'hui savant au point de nous dire Hét·arlit<'. Empédode, Xénophane, Anaxagore, Pyrrhon, Zéuon, comme s'il avait gat·rlé <le concert avec eux un tt-oupeau d'herbivot'es ou d'omnivores. Et cette merveilleuse Moi·ale sociale où la l'orme et le fond s'entrevalent, en serions-nous redevables pélt' hasard à l'un de ces avocats sans cause, à quelque médecin sans malades, à quelque financier sans entl'ailles, à quelque 1·entiel' sans cel'vclle, à l'un de ces bourgeois sans scrupules qui foisonnent au Luxemhoul'g ainsi qu'au Palais Bourhon? ~enni. Stylés dès le Lycée ou le Coll~gc pat· mille pt'ofesseurs et emblant prédestinés à de belles choses ils pt·omettaient tout, blondins, et grisons, ils n'ont encore rien tenu, rien, abêtis qu'ils sont ces vieux fantoches du Pal'lement, par la paresse, émasculés
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