La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

DES SER\'ICES COl\!~ff:-iAUX 280 DESSERVICECSOMMUNAUX (Suite et fin) VI. DES SERVICES n·APPROYISIONXE:.IEKT. Les services communaux d'approvisionnement sons leur forme distributive, minoterie, boulangerie, boucherie, etc., seraient en quelque orte le prolongement des magasins généraux et leur utilité est bierf plus directe. Que si en effet il est expédient de couper court aux majorations et aux tromperies du coi;nmerceanarchiqneou monopolisé, à plus forte raison il est équitable el nécessaire d'empêcher que la spéculation commerciale ne s'exerce sur les substances alimentaires de première nécessité. C'est même aussi imprudent qu'injuste, les gouvernements savent que On n'arrête pas le murmure Du peuple quand il dit : j'ai faim. Car c'est le cri de la nature : Il faut du pain, il faut du pain. 'foutes les forces du commerce étant réglementées sous l'ancienne monarchie, il n'est pas étonnant que les boulangers appelés talemeliers par Etienne Boileau aient été également soumis à des règlements sévères, et que la confection et le prix du pain aient été l'objet de diverses prescriptions administratives. Mais c'est depuis la Révolution qu'il est intéressant d'étudier la législation, sous ce rapport. En reprenant les Edits de Turgot sur la liberté du travail, l'Assemblee Constituante abolit par cela même la corporation 19

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