DES SERVICES co:-.nlµN.\ tJX 23 qu'en redevances plns lourdes, au profit exclusif d'un monsieur qui dormait, pendant que ses concitoyens faisaient cent11plc1· la valeur de sa propriété. Pour tant de gràces sociales, celui que lïndignation populaire appelle M. Vautonr, ne se contente pas de rançonner sans mesure ses locataires et de dépouiller littéralement les pauvres par' des loyers qui prennent la proportion de véritables détroussements légaux, il attente encore à la liberté des locataires, leur interdisant telle ou telle chose, leur imposant telles obligations vexatoires qui lui plait, là prohibant par exemple les animaux domestiques, là, - o sacrilège social 1- interdisant les enfants. Bientùt il faudra jeter la famille à la voirie pour plaire ù ces bénNiciait·es d'un ordre de choses que l'on prétend fondé snr le respect de la famille. Dernièrement je recevais d'un pt•re de famille la lettre qui suit: « Aujourd'hui, quand on a des enfants, on ne peut plus se loger, n'en eùt-on qu'un o.u denx. Mais quand on en a quatre, comme moi, cc ne sont_plus des difficultés qu'on rencontre, c'est un toile général de propriétaires et de portiers qui se déchaine. «-Comment! monsieur, vous avez quatre enfants!.,. dit le concierge en levant les bras au ciel; alors, monsieur, impossible •.... Il n·y en a pas dans la maison .... Le p1·op1'idtai1·e n'en veut pas ... « Voilà la réponse monstrueuse qu'on m'a jetee à la têtr dans iilus de cinquante maisons où je suis allé pour chercher un logement. (Suit l'énumération des maisons) « Cette chasse aux enfants a pour premier ré::rnltat d'oblio-er 0 les pères de famille à habiter des logements iI1salubres dont personne ne veut, et M. Vautour no les loue ù ceux-ci qu'avec l'intention bien arrêtée de s'en débarrasser ù la. première occasion. « Si on ne réagit pas, avant dix ans, les familles un peu nombreuses ne pourront plus demeurer que dans des bouges infects, dans des taudis sans nom, que la commission d'hygiène et de salubrité publique ne se donne pas souvent la peine de visiter, du reste. « On votP. des lois pour la protection des enfants du premier àge, c'est fort bien; mais il ne s'agit pas seulement de protéger les enfants en nourrice; il faut cucore les C:·levcr,ces enfants, et si M. Vautour n'en veut pas et si l'Etat. qui met si souvent _son nez où il n'a que faire, se désintéresse de la question, alors 1
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