tA REVUE SOCIAtISTE -rrai miracle: qu'une jeune beauté, une beauté vi?'(Jinale surtout, fasse tableau vivant anx Français,et qu'on ait oublié de la signaler. Dame! c'est M11 c 111ichel,la fille du chauffeur des Français! Pauvre petite! elle n'a pas les journalistes dans sa manche, heureusement pour elle! Et pourtant il serait peut-être difllcile de la remplacer, la chère fillette au regard candide, à la pose naïve. Puisse-t-elle ue pas finir aussi mal que Griselda qui, simple fille du peuple comme elle, devint par malechance marquise de Saluces en l'an 1003! GriseUclis, c'est la Barberini de Musset avec plus de douceur angélique, mais il règne dans la première un soufle de vie que la seconde ignorera toujours. Je ne sais pourquoi les contes de Perrault (La Belle au bois clormant, par exemple) hantent notre souvenir pendant que nous rêvons, doucement berc(•s et alanguis, sous les effluves care. santes des beaux vers de Sylvestre, susurrl•s par Bartet au sylvain. Les my ·tèl'es sont décidément bien vieille chose! Ils intéressent plutot l'antiquaire littéraire que la vie Lhéùtrale moderne. Le présent nous étreint, et la science nous éclaire: jr n'en vrux pour preu-re dans G,•iseliclis qu'une croix miraculeuse éclairée à l'élec/J•icite ! c'est assez joli comme miracle ! Nous revenons un peu trop en arrière; à Trianon la houlette pastorale, les mystères aux Français. De vraie pièce? point. Qui donc fera cc miracle? une œlci;re qni touche au problème social, qui illumine ù'nn jour nouveau notre (•poque, qui soit en mème temps vécue, pensée ot écrite; qui soit non pas une révolution littéraire dont nous n'avons nul besoin; mais, qui fass<' révolution dans les idées, qui habitue le public des Français enlisé dans ses vieilleries cléricales, monarchistes on bourgeoises, à accepter enfin une vie nouvelle, la vie réelle de l'avenir. GERVAISE.
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