DES SERYICES CO~CIIUNAUX 229 sous par jour, que supporte sur son travail le chef de famille. Nullement exagéré.ce calc.ul, car le rançonnement commercial s'exerce sur tout produit et il est d'autant plus ruineux que le commerçant pris lui-même entre l'endume et le marteau, doit faire une part royale au propriétaire qui privilégié par la loi, seul gagnant, on l'a vu de tous les accroissements et embellissements sociaux, bénéficiant sur tout sans rien risquer, frappe à lui seul, par les loyers écrasants qu'il exige, les marchandises d'une surtaxe ruineuse. Cela n'empêche pas que les marchandises ainsi majorées ne soient coupablement falsifiées,ce qui constitue de véritables pratiques d'empoisonnement du public lors.:. qu'il 5'agit de comestibles. Les abus ont été tels que, ma !gré les protestations intéressées des détaillants sectaires des économistes libéraux.il a fallu dans les grandes villes constituer des laboratoires municipaux. Celui de Paris a rendu d'immenses services, en dénonçant les fraudes les plus grossières et en les prévenant pour l'avenir dans une large mesure. Un des rapporteurs de cette utile in.;;titution, M. Lamouroux, dévoilait, il y a peu d'années, des faits de cc genre. Les vins débités comme ordinaires sont généralement obtenus en ajoutant à beaucoup d'eau et à des doses homéopathiques, des jus de raisins secs ou des lies pressurées, des alcools de pommes de terre ou de betteraves, des mélasses de glucose, du plâtre, du tannin, de l'acide tartrique, de l'acide salicylique et des matières colorantes d'une variété infinie, fuschine, composés dizaoïques divers, etc., les uns toxiques, les autres non toxiques. La bière est falsifiée dans les brasseries interlopes par l'acide picrique, la nitro rhubarbe, l'aloës, le quassia amara, le buis, la noix vomique, la glucose et cj_ uelq uefois par la strychnine. Le cidre est sophistiqué par les inémes moyens que la bière. Une dose de 40 ¾ d'eau est souvent ajoutée au lait, et on le conserve en y mêlant du borate ou du salycilate de soude, • du carbonate d'ammoniaque, etc. M. Lamouroux: ne fait grâce de rien; il dit que le pain, le beurre, le miel, le vinaigre, le chocolat, les confitures sont souvent hontem;ement falsifiés ou sophistiqués; il ajoute qu'il faut se méfier aussi des têtes de siphons, des soudures des boites ù, conserves, du verdissage des conserves alimentaires, de la coloration des sirops et des sucreries par des matières toxiques. Le journal le Voltai1•e, qui n'a jamais passé pour un journal révolutionnaire, publia vers la mème époque un article dont voici la partie principale :
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